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Offrir du répit aux aidants familiaux

Un temps pour se poser, se reposer, se sentir aidé.

En France aujourd’hui, on estime à 8,3 millions le nombre des personnes qui accompagnent un proche au quotidien, parce qu’il est malade, handicapé ou en perte d’autonomie. Pour deux millions d’entre elles, cette aide représente plus de 50 heures de travail par semaine, ou de présence au domicile. C’est dire si l’impact sur l’écosystème familial est important. Vie de couple, liens familiaux, activité professionnelle, relations sociales, situation financière, santé… peuvent s’en trouver bouleversés. Pour preuve, 20 % des aidants décèdent avant la personne qu’ils accompagnent. 

Si le retour à domicile avec des traitements ambulatoires est souhaitable dans de nombreuses situations, l’accompagnement des proches aidants est devenu un enjeu de santé publique. Il s’agit de prévenir les situations d’épuisement et les risques inhérents de rupture. Développer une offre de répit pour permettre à chacun de se reposer quelques jours, seuls ou ensemble, et d’être accompagné, est devenu indispensable.

Pour répondre à cette demande croissante, la Fondation France Répit a lancé un projet d’envergure, réunissant autour d’elle de nombreux partenaires dont la Fondation Bettencourt Schueller. Une première maison de répit d’une vingtaine de places ouvrira ses portes dans l’agglomération lyonnaise dans quelques mois.

Comme l’explique Henri de Rohan-Chabot, délégué général de la Fondation France Répit, « La vocation de cette maison est d’accueillir des personnes seules ou avec leurs proches jusqu’à 30 jours par an, de manière fractionnée ou continue. La surveillance médicale et le nursing sont assurés par des professionnels. Le but est de permettre aux familles de souffler quelques jours et de partager « des moments heureux. Le temps passé ici doit aussi favoriser la réflexion autour de l’organisation de la vie à domicile, permettre d’identifier les causes de l’épuisement et envisager des solutions pour parer à cette fatigue, en s’appuyant sur un suivi dans la durée des services de proximité. »

La Fondation ne s’arrête pas là. Après l’organisation d’un colloque sur le répit qui a réuni plus de 400 personnes en novembre 2014 et le lancement à la rentrée prochaine du premier diplôme inter-universitaire de répit, elle met aujourd’hui en place un vaste programme de recherche clinique et médico-économique. Pendant cinq ans, l’impact du répit sera mesuré sur le bien-être des aidants comme des aidés, tant d’un point de vue médical que psycho-social et financier, en intégrant les coûts cachés (arrêts de travail, prise de médicaments, désengorgement des établissements hospitaliers…). 

Des données tangibles pour imposer le répit comme un concept de bientraitance intégré dans le parcours de soins au service des familles. Car aujourd’hui l’offre repose sur la bonne volonté et la conviction de quelques uns, associations, partenaires privés ou publics, conscients de la nécessité de soulager et d’accompagner la communauté. 

Pour en savoir plus : Fondation France Répit

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    Maison de répit

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    Maison de répit