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Claire
Wyart

Docteur en sciences

Dotation du programme ATIP-Avenir - 2010

Eclairer le fonctionnement cellulaire de la locomotion

A l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, l’équipe de Claire Wyart utilise la lumière pour étudier de manière non-invasive la locomotion chez l’animal éveillé et mobile.

La moelle épinière des patients tétraplégiques comporte encore de nombreux neurones fonctionnels. Les recherches menées par Claire Wyart apportent l’espoir de rendre la marche à ces patients, en aidant au développement d’interfaces cerveau-machine.

Soutenue pour la création de son équipe au sein de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, Claire Wyart est revenue de son post-doctorat aux Etats-Unis avec la maîtrise d’une technique qui révolutionne l’étude de l’expression des gènes : l’optogénétique.

Le principe est presque simple : une protéine, la channelrhodopsine-2, sensible à la lumière bleue, permet d’activer ou de désactiver la circulation du courant électrique dans les cellules. L’équipe de Claire Wyart modifie des neurones du poisson zèbre pour qu’ils expriment la protéine. Il suffit ensuite d’éclairer l’aquarium pour activer le groupe de cellules modifiées – en effet, le poisson zèbre, au début de sa vie, est transparent.

Cette technique est utilisée pour identifier les rôles fondamentaux de neurones sensoriels présents dans le canal épendymaire de tous les vertébrés : les cellules de contact du liquide cérébro-spinal (ou liquide céphalo-rachidien). La compréhension du fonctionnement cellulaire et mécanique de la locomotion entre en jeu dans le développement de méthodes pour améliorer la régénération axonale et la prolifération cellulaire. Ces méthodes pourraient permettre de compenser des lésions faisant suite à un traumatisme de la moelle épinière.

Claire Wyart

Après une thèse en biophysique dans un laboratoire de physique, Claire Wyart décide de se tourner vers un système plus intégré. Elle souhaite étudier l’activité de neurones et comprendre leur fonction dans l'organisme, notamment animal. C’est à Berkeley qu’elle rencontre le poisson zèbre. Son post-doctorat lui permet d’y développer les outils de contrôle de l’activité neuronale qu’elle utilise aujourd’hui. L’optogénétique lui a notamment permis de découvrir le rôle des cellules de contact du liquide cérébro-spinal, un type de neurones de la moelle épinière connu depuis 75 ans mais à la fonction jusque là mystérieuse.


Son installation à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, soutenue par la Fondation, lui permet peu à peu d’étendre ses activités de recherche au-delà des questions très fondamentales avec lesquelles elle a débuté. En contact avec des cliniciens, elle développe des projets qui pourraient aboutir à des applications pour remédier aux traumatismes de la moelle épinière.


claire.wyart@gmail.com


 


 

  • 2004 Doctorat de biophysique et neurosciences, Université de Strasbourg
  • 2004Prix de la meilleure thèse du conseil scientifique de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg
  • 2004Prix Défi jeunes pour le projet Terma (construction de laboratoires scientifiques dans des écoles tibétaines au Népal et en Inde)
  • 2005Prix de la Fondation Blancmesnil pour le documentaire Terma
  • 2005-2010 Post-doctorat en neurosciences et biologie chimique, sous la direction du Pr Ehud Isacoff et du Pr Noam Sobel, University of California, Berkeley (Etats-Unis)
  • 2009Prix de la Société des neurosciences américaines
  • 2010Lauréate du programme ATIP-Avenir du CNRS et de l’Inserm en partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller
  • 2010 Chaire d’excellence de l’Ecole des neurosciences de Paris
  • 2010 Prix de la fondation Fyssen
  • Depuis 2011Chef de l’équipe Dissection optogénétique des circuits spinaux, Institut du cerveau et de la moelle épinière, Paris
  • 2011Prix Emergences de la Ville de Paris
  • 2011Chargée de recherche de 1ère classe à l’Inserm
  • 2013Prix Irène-Joliot Curie de la Jeune femme scientifique