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Alena
Shkumatava

Docteur en sciences

Dotation du programme ATIP-Avenir - 2012

Des ARN pour réguler la complexité du développement embryonnaire

Alena Shkumatava étudie une classe d’ARN non codants, impliqués dans le développement normal du système nerveux, chez le poisson zèbre comme chez les mammifères.
Sur les millions de nucléotides que comporte un génome complet, seuls quelques milliers servent à la fabrication de protéines. Pourtant, les gènes n’ont pas le monopole de la transcription au sein de la cellule. Il s’avère que la grande majorité de l’ADN est transcrite, donnant naissance à quantités d’ARN non-codants, qui ne seront pas traduits en protéines.

Soutenue par la Fondation, l’installation à l’Institut Curie procure à Alena Shkumatava l’environnement idéal pour étudier une catégorie méconnue d’ARN non-codants, les longs ARN non-codants intergéniques (lincARN). Issus de la transcription entre deux séquences codantes, ces lincARN existent par milliers chez tous les vertébrés.
La chercheuse utilise le poisson zèbre comme modèle pour définir les fonctions, mécanismes et origines évolutives des lincARN. Elle s’intéresse tout particulièrement à l’utilité de ces lincARN pour le développement du système nerveux des embryons.

Elle a en effet démontré que deux des lincARN du poisson zèbre jouent un rôle crucial dans le développement embryonnaire normal. Etonnamment, les équivalents chez les mammifères de ces lincARN possèdent les mêmes fonctions, bien que leurs séquences soient très éloignées.

Ses travaux pourraient transformer considérablement notre compréhension de l’expression du génome et de la régulation du développement embryonnaire.

 

 

Alena Shkumatava

Alena Shkumatava débute ses travaux sur l’embryologie du poisson zèbre avec Carl Neumann. Au sein de son laboratoire, elle étudie la différenciation des neurones de la rétine. Au cours de sa thèse, elle dévoile des mécanismes de signalisation cellulaire essentiels au bon déroulement de ce phénomène. Son post-doctorat l’amène à s’intéresser aux ARN non-codants, tout particulièrement les microARN et les lincARN.


Elle observe alors que les microARN - dont un des rôles principaux est « d’éteindre » certains gènes - agissent en coordination avec la régulation transcriptionnelle des gènes qu’ils ciblent. D’autre part, elle démontre que les lincARN jouent un rôle crucial dans le développement embryonnaire, découverte sur laquelle s’appuient ses travaux actuels.


alena.shkumatava@curie.fr


  • 2001Master de biologie et génétique, Université de Vienne, Autriche
  • 2005Doctorat de génétique et microbiologie, laboratoire du Dr Carl Neumann, European Molecular Biology Laboratory, Heidelberg (Allemagne) et Université de Vienne (Autriche)
  • 2006-2012Post-doctorat au laboratoire des Pr. David Bartel et Pr. Hazel Sive, Whitehead Institute for Biomedical Research, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge (Etats-Unis)
  • 2012Lauréate du programme ATIP-Avenir du CNRS et de l’Inserm en partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller
  • Depuis 2013Chef d’équipe Longs ARN non-codants intergéniques dans le développement des vertébrés, Institut Curie, Paris
  • Depuis 2014Chargée de recherche de 1ère classe à l’Inserm