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Institut de biologie moléculaire des plantes

Assurer l’avenir de la recherche en biologie végétale en France

Parmi les chercheurs les plus talentueux de sa génération, Olivier Voinnet a choisi la plante Arabidopsis thaliana comme modèle d’étude afin d’élucider un processus fondamental  de régulation génétique dont les implications défensives et régulatrices  sont multiples en santé humaine, vétérinaire et agronomique. La Fondation lui vient en aide pour pérenniser des projets de recherche menacés par les manques de financement dans le domaine de la biologie moléculaire végétale.

Aux fondements des mécanismes moléculaires de la protection antivirale

Comme les autres organismes vivants, les plantes doivent se protéger contre les pathogènes. Olivier Voinnet a découvert que le RNA silencing, mécanisme par lequel des petits ARN régulent des processus cellulaires, est capable de se propager d’une cellule à l’autre pour générer une réponse antivirale chez les plantes. Les animaux et les végétaux ayant bien plus en commun qu’on ne le croit habituellement, on découvre peu à peu que cette réponse antivirale existe aussi non seulement chez les invertébrés, mais aussi dans certains types cellulaires des mammifères, comme l’a récemment démontré l’équipe du chercheur.

Lauréat du prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant en 2007, Olivier Voinnet travaille avec son équipe reconnue internationalement à élucider les rôles et mode d’action de l’interférence par l’ARN. Ce processus, basé sur la production de très petits ARNs, est à présent considéré comme un élément essentiel de la protection des cellules contre les infections virales, mais aussi contre des aberrations génétiques et épigénétiques responsables de cancers et d’autres pathologies graves.

« A l’European Molecular Biology Organization, beaucoup d’entre nous ont été très surpris que le travail effectué par Olivier Voinnet ne lui fasse pas obtenir une partie du prix Nobel décerné en 2006 aux découvertes de l’interférence à l’ARN. »

Timothy Hunt, prix Nobel de physiologie en 2001

Maintenir en France un laboratoire d’exception

Malgré son importance capitale et sa grande reconnaissance dans la communauté scientifique internationale, la recherche d’Olivier Voinnet pâtit à l’heure actuelle du sous-investissement public pour la biologie végétale en France. C’est pourtant ce type de recherche fondamentale qui fait progresser l’ensemble des sciences biomédicales et conduit à des applications essentielles, bien au-delà de la seule botanique.

Pour ces raisons, Olivier Voinnet a dû scinder son laboratoire de l’Université de Strasbourg en deux. Il passe désormais 80 % de son temps à l’Institut fédéral de technologie de Zurich  (ETH Zürich), où il est devenu professeur ordinaire. La Fondation Bettencourt Schueller est intervenue pour  faciliter la pérennisation de l’équipe strasbourgeoise d’Olivier Voinnet. Par un soutien financier de deux ans, la Fondation a assuré temporairement la poursuite en France d’une recherche de très haut niveau en biologie moléculaire. Les projets mis en œuvre concernent l’amplification du mécanisme de RNA silencing et son rôle dans la réparation des lésions de l’ADN. Le pari est que l’équipe strasbourgeoise d’Olivier Voinnet, grâce aux publications de très haut niveau qui découleront de ces travaux, pourra recevoir des financements de l’Agence nationale pour la recherche et pérenniser durablement l’implantation française d’une équipe de premier rang.

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    Plante Arabidopsis thaliana

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    Plante Arabidopsis thaliana

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    Plante Arabidopsis thaliana

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    Olivier Voinnet

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