Nathalie
Vergnolle

Docteur en sciences

Dotation du programme ATIP-Avenir - 2006

Mettre fin aux douleurs inflammatoires chroniques

L’équipe Médiateurs de l'inflammation, infection et douleur inflammatoire créée par Nathalie Vergnolle cherche, à l’aide d’une grande variété de modèles de laboratoire, des cibles thérapeutiques de l’inflammation chronique.
Qu’ont en commun la maladie de Crohn et l’arthrite ? Toutes deux, à l’instar d’une majorité de neuropathies, provoquent des douleurs liées à une inflammation chronique.

Soutenue par la Fondation Bettencourt Schueller pour son retour en France et son installation au Centre de physiopathologie de l’hôpital Purpan à Toulouse, Nathalie Vergnolle tente de remédier à ces désagréments. Avec son équipe, elle explore le rôle des protéases et des récepteurs qu’elles activent dans le maintien de la réponse inflammatoire et la transmission de la douleur.

Ces enzymes qui dégradent les protéines sont libérées par les tissus inflammés et/ou infectés. A l’aide de modèles vasculaires, cellulaires et animaux, les chercheurs les caractérisent.

Parmi les découvertes marquantes de l’équipe, l’élafine. Cet inhibiteur de protéases est déficient notamment dans la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéreuse. L’équipe a ainsi l’idée de modifier des bactéries lactiques, usuellement trouvées dans les yaourts et le fromage, pour leur faire exprimer l’élafine. Ces bactéries colonisent naturellement l’intestin et remédient à la déficience en inhibiteur de protéases. En les ingérant, les patients atteints de ces maladies inflammatoires chroniques pourraient être soulagés.

Les recherches menées par Nathalie Vergnolle laissent envisager de nombreuses innovations thérapeutiques de cette nature pour apaiser les inflammations chroniques des systèmes digestif, nerveux et vasculaire.

 

Nathalie Vergnolle

Dès son DEA en 1992, Nathalie Vergnolle se spécialise dans l’étude des maladies inflammatoires. De l’étude de la pathophysiologie de la colite chez le rat, elle élargit ses recherches à l’inflammation intestinale au cours de son doctorat. Durant dix années au Canada, elle guide les recherches de son équipe vers l’élucidation des rôles des protéases et des récepteurs associés dans la pathophysiologie de l’inflammation. Son retour en France a déjà donné lieu au dépôt de trois brevets, pour le traitement et la prévention de l’infection par le virus de la grippe, du syndrome du côlon irritable et des intolérances au gluten.


Une des particularités des recherches menées par le Dr Vergnolle est la diversité des modèles employés. Son équipe est notamment la seule en France à cultiver des neurones sensitifs humains, employés pour décortiquer les mécanismes de la douleur.


nathalie.vergnolle@inserm.fr


 


 

  • 1997Doctorat de pathophysiologie, Université Paul Sabatier de Toulouse
  • 1997-2000 Post-doctorat sous la direction du Pr. John L. Wallace, Department of Pharmacology and Therapeutics, University of Calgary (Canada)
  • 2000-2004 Professeur assistant, Department of Pharmacology and Therapeutics, University of Calgary
  • 2004 Merck-Frosst Young Investigator Award, Pharmacological Society of Canada
  • 2004 Habilitation à diriger les recherches, Université Paul Sabatier de Toulouse
  • 2004-2007 Professeur associé, Department of Pharmacology and Therapeutics, University of Calgary (Canada)
  • 2006 Lauréate du programme ATIP-Avenir de l’Inserm en partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller
  • 2007 Prix de la Fondation Schlumberger
  • Depuis 2007 Chef d’équipe Médiateurs de l'inflammation et de la douleur, Centre de physiopathologie de l’hôpital Purpan à Toulouse
  • 2007-2010 Directeur de recherche de 2ème classe à l’Inserm
  • Depuis 2010Directeur de recherche de 1ère classe à l’Inserm
  • 2013 Prix Woman In Inflammation Science, International Association of Inflammation Societies