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Comment favoriser la réinsertion des personnes sous main de justice ?

Zoom sur trois projets que la Fondation Bettencourt Schueller soutient pour favoriser la réinsertion sociale et professionnelle des personnes sous main de justice.

En mars dernier, le Président de la République annonçait un programme de réformes pour la prison afin de lutter contre la surpopulation carcérale, redonner du sens à la peine, et proposer des peines alternatives à l’incarcération pour les courtes peines.

Le chef de l'État invitait également à « se rappeler que le détenu est une personne simplement privée de liberté mais pas des autres droits qui sont les siens », insistant sur le fait qu'un « individu condamné est voué à se réinsérer, à retrouver une dignité à travers la peine […] à retrouver une place dans la société ».

Ces convictions, la Fondation Bettencourt Schueller les partage et les fait vivre en soutenant des associations qui luttent chaque jour pour améliorer la réinsertion sociale et professionnelle des personnes condamnées, afin de lutter contre la récidive et d’offrir une deuxième chance à ces hommes et ces femmes qui, une fois leur peine purgée, doivent retrouver une place dans la société.

L’ILôT : UNE FORMATION QUALIFIANTE POUR PERSONNES SORTANT DE PRISON OU EN AMéNAGEMENT DE PEINE 

En prison, 80 % des détenus ne dépassent pas le niveau CAP et 46 % n’ont pas de diplôme. A leur sortie, le blanc dans le CV et le manque de qualification sont des obstacles supplémentaires à leur insertion. S’y ajoute le sentiment d’exclusion et de rupture que crée l’incarcération.

Pour leur venir en aide, l’Ilôt, association très investie dans l’accompagnement de personnes sortant de prison ou bénéficiant d’un aménagement de peine, a lancé en 2014 le programme de l’Ilôt gourmand.

Qu’est-ce que l’Ilôt gourmand ? Un atelier qualification-insertion qui embauche, forme et accompagne des jeunes sortant de prison ou en aménagement de peine, et les prépare au titre qualifiant d'agent de restauration. Quarante-cinq jeunes sont formés chaque année à Paris, Aubervilliers et Amiens. Au programme : l’apprentissage des savoirs de bases en centre de formation, mais également des mises en situation et des stages dans des entreprises, et un accompagnement personnalisé autour des besoins de chaque jeune (relations sociales et familiales, santé et addictions, logement, gestion d’un budget…) afin qu’aucun obstacle personnel ne vienne entraver leur insertion professionnelle.

Titulaires d’un contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI), les jeunes recrutés dans l’atelier y expérimentent les réalités d’une sélection d’embauche et, souvent, d’un premier contrat de travail. Ce dispositif les aide à se reconstruire, à prendre conscience de leurs talents, à se mobiliser au sein d’une formation professionnelle pour obtenir un diplôme puis un emploi. L'esprit de solidarité permet à beaucoup de tenir jusqu’à la réussite de l’examen final. Et les résultats sont là ! La quasi-totalité des jeunes présentés à l’examen le réussissent et obtiennent un emploi dans les six mois suivant la formation.

Ce programme offre de nouvelles perspectives d’avenir à ces jeunes. II lutte également contre les préjugés. En mobilisant des entreprises pour accueillir des personnes sortant de prison, il facilite l'insertion professionnelle de personnes ayant un casier judiciaire.

LA PROMOTION D’INITATIVES FAVORISANT LA RéINSERTION PROFESSIONNELLE AUPRèS DES JEUNES SORTANT DE PRISON 

La formation qualifiante de l’Ilôt n’est pas unique sur le territoire. Il existe aujourd’hui d’autres initiatives pour aider les jeunes sortant de prison à se former à un métier. Cependant, elles ne sont pas toujours connues des jeunes eux-mêmes ou des juges d’application des peines. Des places restent malheureusement vacantes, faute de candidats.

La Fondation Bettencourt Schueller, en partenariat avec la Fondation Demeter, a soutenu la réalisation de petites vidéos pédagogiques, diffusées dans les centres de détention, afin de faire connaître les dispositifs existants aux différents acteurs impliqués et de donner envie aux jeunes de postuler.

CHANTIERS PASSERELLES : LE TRAVAIL D’INTéRêT GéNéRAL COMME TREMPLIN POUR LA RéINSERTION PROFESSIONNELLE ET SOCIALE DES PERSONNES CONDAMNéES

Peine alternative à l'incarcération, le travail d’intérêt général (TIG) consiste en un travail non rémunéré au sein d'une association, d'une collectivité ou d'un établissement public.

Cette peine est un véritable tremplin pour l’insertion professionnelle. Pour les personnes éloignées de l’emploi, elle permet de retrouver des horaires, de créer du lien social, de découvrir un métier et souvent de retrouver une place dans la société.

Le travail d’intérêt général semble faire consensus et donne de meilleurs résultats que la prison en matière de prévention de la récidive (- 18 %). Cependant, malgré ses nombreux avantages, son utilisation reste faible en raison de nombreux freins : peur, manque de débouchés, méconnaissance du dispositif...

L’association Chantiers Passerelles s’est donné comme objectif de promouvoir des alternatives plus humaines et plus efficaces à la prison, de valoriser le travail d’intérêt général auprès des différentes cibles (structures d’accueil, tribunaux...) et d’inciter plus d'acteurs à s’y engager.

Soutenue par la Fondation Bettencourt Schueller, une plateforme numérique et un forum ont été lancés, ainsi qu’un annuaire des postes, des programmes de formation et de sensibilisation du grand public.

Le secteur associatif joue auprès des personnes détenues et des sortants de prison un rôle considérable, complémentaire à celui de l’administration pénitentiaire et de la justice.

La Fondation Bettencourt Schueller est fière d’accompagner deux de ces nombreuses associations, qui développent des compétences et des savoir-faire reconnus pour favoriser la réinsertion des personnes placées sous main de justice et qui œuvrent chaque jour pour leur permettre de reprendre pied dans la société.

 

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    L'îlot © E. Simiand

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    Rugby @ Chantiers Passerelles