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Programme CCA-Inserm-Bettencourt

Pas de progrès médical sans recherche ! Forte de cette conviction, la Fondation soutient depuis 2007 l’Ecole de l’Inserm Liliane Bettencourt qui propose aux meilleurs étudiants une double formation pour décrocher le statut de médecin-chercheur. Un engagement amplifié depuis 2017 avec la création d’un contrat de Chef de clinique assistant (CCA Inserm-Bettencourt) qui permet d’organiser de façon optimale activité clinique et recherche scientifique, sans peser sur l’organisation de l’hôpital. Explications à l’heure où la Fondation Bettencourt Schueller annonce la nomination des lauréats 2021.

 

Les interactions entre médecine et recherche constituent LA force motrice du progrès et de l’innovation médicale… Consciente du caractère indissociable de ces deux domaines, la Fondation Bettencourt Schueller a joué les pionnières en devenant le premier mécène de l’Ecole de l’Inserm Liliane Bettencourt, née en 2003, avec une mission aussi pertinente qu’ambitieuse. Sélectionner, dès la deuxième année d’études, les meilleurs étudiants en médecine, pharmacie ou odontologie et leur proposer de suivre une double formation, médicale et scientifique. Un bi-cursus long, exigeant et ultra-sélectif qui leur permet de devenir médecin-chercheur, à l’identique de son prestigieux équivalent américain, le MD-PhD. Ce diplôme d’excellence conduit naturellement à l’obtention d’un poste hospitalo-universitaire qui donne la possibilité de mener de front activité clinique et scientifique mais beaucoup doivent attendre plusieurs années avant de l’obtenir. Dans l’intervalle, la plupart sont happés par les contraintes de l’hôpital et ne peuvent libérer assez de temps pour une réelle pratique de la recherche. Face à ce constat, la Fondation Bettencourt Schueller a décidé, en 2017, de créer le contrat CCA qui permet à ses titulaires de mener leur activité scientifique grâce à un temps de recherche protégé et une pratique clinique réduite de 50 %. Pour éviter que les moments de recherche ne pèsent sur l’organisation de l’hôpital, la Fondation participe au financement d’un autre médecin à mi-temps. Elle soutient également le laboratoire qui intègre le médecin chercheur. Chaque année, 4 médecins (pharmaciens ou odontologistes) intègrent ce programme pour une durée maximale de quatre ans. Une façon concrète de donner à ces professionnels toutes les chances de mener un travail clinique au plus proche des malades et une activité de recherche de haut niveau, contribuant aux avancées de leur discipline.

 

Témoignages

Vincent Planche. Maître de conférences à l’Université et praticien hospitalier au CHU (MCU-PH). Responsable du Centre Mémoire de Ressources et de Recherche du CHU de Bordeaux.  

« Je n’ai jamais pensé mon engament médical sans la recherche »

« Adolescent, je voulais devenir chercheur mais j’ai eu mon bac en 2004, l’année de la naissance du collectif « Sauvons la recherche » qui pointait les difficultés à faire des sciences et j’ai opté pour des études de médecine. J’ai rapidement intégré l’Ecole de l’Inserm Liliane Bettencourt où j’ai suivi une formation de médecin spécialisé en neurologie et passé une thèse en sciences à l’université de Bordeaux. Dès le début de mon clinicat, j’ai compris à quel point il me serait difficile de concilier mon activité à l’hôpital, très chronophage, et mon projet de recherche. Or, les années qui suivent la thèse sont essentielles dans la carrière d’un chercheur ; c’est le moment où il faut se faire connaître, publier. Par chance, j’ai été lauréat du CCA en 2017. J’ai bénéficié, durant trois ans, d’un temps de recherche partagé qui a constitué un véritable accélérateur dans l’évolution de mon projet scientifique. Maître de conférences à l’Université et praticien hospitalier au CHU depuis 2020, je n’ai jamais imaginé mon engagement médical sans la recherche. Cette double compétence offre une vision globale, holistique, du malade. L’observation des patients constitue un point de départ essentiel pour penser la recherche. A l’inverse, la pratique des sciences incite le médecin à se tourner vers des solutions thérapeutiques innovantes et audacieuses. Ce statut n’est pas assez soutenu en France et je suis reconnaissant à la Fondation d’avoir pris conscience de sa nécessité. Rappelons-le, les pères de la médecine contemporaine sont tous des chercheurs… ».

 

Erwan Bezard, neurobiologiste. Directeur de recherche à l’Inserm et fondateur de l’Institut des maladies neurodégénératives (IMN) de Bordeaux.

« Avec les CCA, les chercheurs bénéficient des meilleures conditions pour réaliser leur potentiel. »

« En 2010, j’ai créé l’Institut des maladies neurodégénératives avec le Pr. François Tison, dans le but de développer une approche globale. Adossé au CHU de Bordeaux, ce lieu rassemble des chercheurs et des médecins ; un plateau de recherche et de soins qui permet d’aller de la cellule au malade ; de la paillasse jusqu’au lit du patient. J’accueille dans ce laboratoire de nombreux médecins-chercheurs mais nous faisons toujours face aux mêmes difficultés. Il faut jongler, trouver chaque fois des accords gré à gré avec les équipes cliniques pour organiser les temps de soin et de recherche. Dans ce contexte, le contrat CCA constitue une parfaite solution car le temps réservé à chaque domaine est encadré et formalisé. Cela donne au jeune médecin-chercheur une liberté mais aussi une légitimité qui participe à la qualité de sa recherche. Les chercheurs bénéficient ainsi des meilleures conditions pour réaliser leur potentiel. »

 

Olivier Brault, directeur général de la Fondation Bettencourt Schueller

« Un accompagnement au plus près des besoins »

« Notre volonté d’accompagner l’Ecole de l’Inserm Liliane Bettencourt tient à l’excellence de ce bi-cursus, peu encouragé en France alors que les programmes MD-PhD américains constituent une filière d’excellence unanimement reconnue depuis plusieurs décennies. La vision qui tient ensemble médecine et sciences est fondamentalement juste. Notre soutien est pensé sur le long terme, jusqu’en 2034, ce qui nous permet d’ajuster nos actions au plus près de l’évolution des besoins. Quand les premiers lauréats de l’Ecole, doubles docteurs, ont intégré le clinicat en 2017, la Fondation a pris conscience de leur difficulté à mener les deux activités. C’est l’origine du programme CCA Inserm-Bettencourt. Nous avons également initié le réseau médecine-sciences qui favorise les synergies entre des projets identiques, menés par les Ecoles Normales Supérieures de Paris et de Lyon, les universités de Paris, Strasbourg, Lyon ou Bordeaux... Cet accompagnement s’inscrit dans l’engagement de la Fondation pour les sciences de la vie, engagé dès 1990 avec la création du Prix Bettencourt pour les jeunes chercheurs. Il représente aujourd’hui plus de la moitié de notre action philanthropique ».

 

Découvrez les lauréats CCA-Inserm-Bettencourt 2021 :

 

Astrid Chevance – Equipe METHODS au Centre of Research in Epidemiology and StatisticS (CRESS)/ UMR1153, Hôpital Hôtel-Dieu, Paris.

« Evaluer la douleur psychique : développement et validation d’un outil de mesure. Etude de prévalence chez les personnes atteintes de maladies chroniques. »

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Alexandre de Nonneville – Équipe Oncologie Prédictive au Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille / Inserm U1068, Marseille.

« Mécanisme alternatif de maintenance des télomères (ALT) dans le cancer du sein métastatique : recherche de nouvelles voies moléculaires et cibles thérapeutiques. »

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Vivien Szabo – Equipe Physiopathologie de la transmission synaptique à l’Institut de Génomique Fonctionnelle / Inserm U1191 / CNRS UMR5203, Université de Montpellier.

« Rôle de l’atteinte microcirculatoire dans l’ischémie cérébrale retardée compliquant l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale. »

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