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L’éducation artistique des plus jeunes, une nécessité

Certains objectifs ambitieux appellent un portage de long terme. Donner accès aux arts et à la culture à tous, quel que soit l’âge, est un de ceux-là, partagé par quatre acteurs engagés au service du bien commun que la Fondation soutient.

La ministre de la culture, Françoise Nyssen, et le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, ont dévoilé en décembre dernier leur « plan chorale » doté d’un budget de 20 millions d’euros. L’objectif est d’offrir l’opportunité de chanter aux élèves des 7 000 collèges français. Convaincue de la complémentarité entre l’intervention de l’Etat et l’engagement de la société civile, la Fondation Bettencourt Schueller s’est engagée récemment dans le soutien de quatre projets destinés aux plus jeunes : les ateliers de pratique vocale Finoreille que pilote l’Opéra de Lille, la Maîtrise populaire de l’Opéra Comique à Paris, le CREA, création vocale et scénique d’Aulnay-sous-Bois, et l’Outil en main dont les antennes locales sont implantées dans la France entière. 

L’éveil artistique des jeunes enfants, passerelle vers l’accès à la culture 

L’appui de la Fondation Bettencourt Schueller intervient toujours à un moment clé. Pour l’Outil en main, l’organisation avait besoin de se structurer et de se professionnaliser pour soutenir les initiatives locales d’équipes très dynamiques. Pour Finoreille, le CREA ou la Maîtrise populaire de l’Opéra Comique, le soutien de la Fondation est nécessaire pour financer les ateliers et la création artistique, toujours très coûteux. Au-delà du soutien financier, la Fondation accompagne ces structures sur un plan opérationnel, en réfléchissant avec elles aux moyens de les développer, de faire école, d’essaimer les pratiques et les méthodes. 

Ces initiatives ouvrent une voie d’avenir pour les jeunes en leur apportant une expérience épanouissante, la motivation des performances collectives, la force que suscite l’exigence de professionnels bienveillants, et les bienfaits inhérents à la musique ou au travail manuel. Par l’expérience, ils investissent leur corps, découvrent la force de l’engagement dans un groupe, apprennent à travailler ensemble et à se nourrir de la différence. Ils s’ouvrent sur eux-mêmes et sur le monde.

De l’éducation artistique à l’apprentissage du vivre ensemble 

Réaffirmer la place de l’éveil artistique et culturel dans le développement du jeune enfant, telle est la volonté de Sarah Koné, créatrice de la Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique. Cette Maîtrise délivre dans le temps scolaire une formation pluridisciplinaire en chant choral, danse et théâtre. 98 élèves du CM2 à la terminale, de toutes origines sociales, bénéficient de cours hebdomadaires, pour découvrir et s’initier à la scène lyrique. Cette Maîtrise vient d’être identifiée comme l'un des cinq partenaires institutionnels du ministère de l'éducation nationale pour les classes à horaires aménagés. « Lors des auditions, nous ne regardons pas le dossier scolaire de l’élève. Seule la motivation compte. Avec le chant, ce qui est déterminant, c’est l’investissement » explique la chef de chœur. « On peut commencer à 14 ou 15 ans et rattraper le temps ».

Faire tomber les barrières 

L’Opéra de Lille s’attelle à la conquête de nouveaux publics depuis 2003, en particulier des jeunes géographiquement et culturellement éloignés de l’opéra. Le dispositif Finoreille a été lancé en 2015 pour aller plus loin et sensibiliser des enfants de 8 à 12 ans à la pratique du chant choral par des ateliers hebdomadaires. Pour 200 enfants, le projet Finoreille se veut un « laboratoire d’éducation artistique par le travail sur la voix et le travail de scène ». Par cette initiative, l’Opéra de Lille entend faire venir les parents, les enseignants, les amis de toute cette jeunesse, et susciter ainsi l'adhésion d'un nouveau public.

Ni un parcours scolaire ni une formation échelonnée 

Implanté en Seine Saint-Denis, le CREA démontre que le travail des amateurs associé à l’exigence professionnelle produit d’exceptionnelles réussites. Structure unique en France, le CREA est un « OCNI » (objet culturel non identifié) : depuis plus de 30 ans, il offre à des milliers d’enfants et d’adultes de tous les milieux la possibilité de pratiquer le chant et les arts de la scène sans sélection ni audition. Didier Grojsman, son directeur et créateur, a fait de sa vie un combat au service du bien commun, en partageant sa passion conjuguée du chant et de la pédagogie. A tous, avec ou sans expérience musicale, il propose d’apprendre à l’oreille sans forcément lire la musique, et d’expérimenter ainsi le dépassement de soi, convaincu que la sensibilisation aux pratiques culturelles et artistiques favorise, dès le plus jeune âge, la curiosité, le développement et l'épanouissement.

La transmission intergénérationnelle 

Dans le domaine des métiers d’art, la France est riche d’un immense réservoir de talents et d’initiatives. Grâce à l’Outil en main, près de 2 000 enfants de 9 à 14 ans découvrent les métiers manuels auprès de retraités bénévoles, chaque semaine, dans la France entière. D’anciens tailleurs de pierre, ébénistes, ferronniers, fleuristes ou costumiers partagent leur passion et transmettent leur savoir-faire, l’outil à la main. Aux côtés de ces professionnels chevronnés, les enfants découvrent les métiers manuels dans leur lieu (l’atelier) et grandissent sous le regard bienveillant de leurs aînés, qui montrent que le bien-être et l’accomplissement sont possibles dans les métiers d’art. 

La Fondation Bettencourt Schueller est fière de soutenir ces hommes et ces femmes qui s’engagent, d’encourager leurs initiatives audacieuses et créatives et de les aider à aller plus loin.