En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

En savoir plus

X

Redonner aux jeunes le goût de la réussite

LES ECOLES DE PRODUCTION, UN NOUVEAU MODELE DE FORMATION

 

Plus de 120 000 jeunes décrochent chaque année du système scolaire, venant grossir les rangs des chômeurs sans formation. Les Ecoles de production démontrent que la pratique, comme moyen d’apprentissage, ouvre une voie d’insertion. Cette alternative soutenue par la Fondation Bettencourt Schueller répond aux besoins des jeunes qui rejettent l’école et ses modes de transmission mais pour lesquels l’acquisition d’un métier est un espoir. 

« Donner des ailes au talent », développer une société inclusive, promouvoir des solutions efficaces pour susciter chez chaque jeune le désir d’agir sur sa propre vie… telles sont les ambitions de la Fondation Bettencourt Schueller. C’est pourquoi, à l’écoute de porteurs de projets innovants et attentifs au monde qui les entoure, elle soutient les initiatives qui contribuent à créer des liens dans la société et favorisent l’autonomie des personnes.

LES ECOLES DE PRODUTION ET LOYOLA FORMATION, DES MODÈLES D’INTÉGRATION RÉUSSIS

Deux nouvelles structures ont reçu récemment le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller. Ces structures privées d’enseignement technique, passerelles entre la formation et l’emploi, reposent sur le principe que « faire permet d’apprendre ». Elles développent une pédagogie simple qui place les élèves dans la réalité concrète du travail. Elle leur propose de répondre aux commandes de vrais clients. Ainsi, les Ecoles de production sont des entreprises. Agés de 15 à 18 ans, les jeunes se familiarisent avec l’exigence de qualité, la gestion des délais, les relations clients… et se confrontent à des problématiques économiques de prix de marché et de rentabilité. Donner un but à leur production, mesurer la satisfaction du client motive et responsabilise les jeunes, qui s’arment ainsi progressivement pour affronter le monde professionnel.

DU PRATIQUE… AU THÉORIQUE

En parallèle de l’expérience concrète, ces formations dispensent un enseignement théorique, qui n’occupe qu’un tiers du temps des élèves, mais leur permet de préparer les diplômes de l’éducation nationale (CAP, baccalauréat pro) ou des certifications et titres professionnels inscrits au répertoire national des certifications professionnelles. Six catégories de métiers sont proposées dans ces écoles : les métiers de l’automobile (mécanique, carrosserie), du bâtiment (menuiserie, charpente),  du paysage, de l’industrie (usinage, chaudronnerie), de l’entretien des bâtiment, de la restauration. Autant de métiers en tension où il est difficile de recruter des personnels qualifiés.

UNE FORMATION DIPLOMANTE ET DES ÉLÈVES EMBAUCHÉS

Ce modèle d’enseignement a fait ses preuves et permet aux jeunes d’acquérir une formation diplomante. Pour preuve, 90 % d'entre eux obtiennent un CAP ou un bac professionnel. Et 73 % avec mention. Près d’un jeune sur deux (45 %) reprennent aussi goût aux études et décident de les poursuivre. Enfin, et c’est l’un des éléments essentiels d’efficacité, la quasi totalité des jeunes trouve un emploi à l’issue de la formation. Chaque année de nombreuses médailles de « meilleurs apprentis de France » sont décernées aux élèves.

VERS UNE RECONNAISSANCE OFFICIELLE

Le modèle des Ecoles de production rencontre un franc succès, et le nombre d’élèves augmente régulièrement. La Fédération nationale des écoles de production regroupe aujourd’hui 17 écoles et 15 nouveaux projets sont à l’étude pour une ouverture d’ici à l’année 2018. Ces écoles ne bénéficient toujours pas d’une reconnaissance officielle, qui leur permettrait d’accéder aux subventions publiques et d’obtenir des bourses pour les élèves. Pourtant l'éducation nationale les observe attentivement et convient qu’elles représentent une offre complémentaire intéressante pour l’intégration et la lutte contre le décrochage scolaire. Les  Ecoles de production ont été sélectionnées parmi les 30 finalistes de La France s’engage.

Loyola Formation : un dispositif global pour favoriser l’engagement des personnes en formation

Inspirée de la pédagogie ignatienne, la méthode développée par Loyola Formation vise l’engagement des personnes dans leur formation et dans leur vie. Elle repose sur une bienveillance inconditionnelle, l'exercice de la liberté et du sens du service ; elle favorise l'entraide mutuelle et la mixité sociale. Elle veut permettre à chacun de jouer son rôle dans la société.

Dans cet esprit, Loyola Formation anime un réseau de 12 centres composé :

• de trois écoles de production, pour jeunes décrocheurs de 15 à 18 ans,

• de quatre centres de formation qui forment à un métier des jeunes et des adultes en reconversion ou sortis sans qualification du système scolaire, grâce à l'alternance et une aide dans la recherche d'emploi,

• et de cinq dispositifs ARPEJ (Accompagner vers la réussite les parents et les jeunes).

Ces structures s'emploient à soutenir des enfants et des jeunes en difficulté de 7 à 25 ans par un accompagnement scolaire et éducatif en lien avec leurs familles et en collaboration avec les établissements scolaires et les acteurs sociaux du quartier.

Les trois écoles de production de Loyola Formation ont une manière singulière de mettre en œuvre le concept d’école de production, qui leur permet d’aller chercher des jeunes en grande difficulté et de les mener à bon port. « Nous avons la chance de compter deux écoles au sein des ICAM, et bientôt quatre de plus, où nous favorisons des interactions fortes entre les élèves ingénieurs et les jeunes de l’école de production. Lorsqu’un de ceux-ci forme un futur ingénieur sur une machine, nous avons tout gagné, et des deux côtés ! » indique Jérôme Gué, délégué général de Loyola Formation. Sa satisfaction, c’est de voir autant de jeunes dans l’impasse reprendre confiance en eux, s’épanouir et se découvrir un avenir professionnel. Et leur nombre va grandir : en septembre 2016, s’ouvrent une nouvelle école en électricité industrielle à Nantes, et une section supplémentaire en textile médical à Saint-Etienne. De quoi voir se développer de nouvelles perspectives !

 

  • 1/5

    Les Ecoles de production

  • 2/5

    Les Ecoles de production

  • 3/5

    Les Ecoles de production

  • 4/5

    Les Ecoles de production

  • 5/5

    Les Ecoles de production