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Angela
Falciatore

DIRECTRICE DE RECHERCHE - Biologie du chloroplaste et perception de la lumière chez les microalgues - Institut de Biologie Physico-Chimique (IBPC), Paris

Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française - 2018

LES MICROALGUES DE LA LUMIÈRE À LA VIE

Experte mondiale des diatomées, une grande famille d’algues unicellulaires, Angela Falciatore va prendre la tête d’une unité de recherche parisienne qui étudiera les mécanismes par lesquels la lumière impacte la vie des microalgues et leur photosynthèse.

Les microalgues sont injustement méconnues. Ces organismes photosynthétiques d’une incroyable diversité morphologique, génétique et physiologique, se retrouvent dans tous les milieux aquatiques. Ils sont responsables de la moitié de la fixation du CO2 à la surface du globe et également de la moitié de la production de l’oxygène de l’air. A la base de la chaîne alimentaire pour les invertébrés, les poissons, les baleines, elles sont donc le pilier des écosystèmes océaniques.

Les chercheurs de l’équipe d’Angela Falciatore souhaitent mieux comprendre la vie de ces organismes photosynthétiques en étudiant les mécanismes activés par la lumière, source d'énergie pour la photosynthèse et source d’information sur les conditions environnementales.

Angela Falciatore est soutenue par la Fondation dans son déménagement à l’Institut de Biologie Physico-Chimique où elle prendra dès janvier 2019 la tête de l’unité « Physiologie membranaire et moléculaire du chloroplaste», qui sera renommée «Biologie du chloroplaste et perception de la lumière chez les microalgues ».

Le Prix Coups d’élan pour la recherche française permettra de rénover les espaces de laboratoire nécessaires à l’installation de la nouvelle équipe. De nouveaux incubateurs dédiés à la culture de diverses microalgues seront installés. Les approches multidisciplinaires développées par cette unité de recherche permettront d’acquérir de nouvelles connaissances sur les processus biologiques influencés par la lumière tels que la photosynthèse, les rythmes biologiques ou la photoperception, et leurs conséquences sur la physiologie des microalgues. Ce savoir est fondamental pour appréhender les conséquences des changements environnementaux sur les écosystèmes aquatiques. De nouvelles stratégies pourront être mises en place pour optimiser la production de biomasse et répondre aux demandes en énergie et en nourriture de notre société.

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    © Gil Le Fauconnier

AngelaFalciatore

Les diatomées sont les compagnes de laboratoire d’Angela Falciatore. Si petites qu’une vingtaine d’entre-elles pourraient s’aligner sur la largeur d’un cheveu humain, ces microalgues marines comptabilisent pourtant chaque année près de 20% de la production mondiale d’oxygène. Au cours de son doctorat, Angela Falciatore a contribué à établir un système de transformation génétique pour les diatomées, ouvrant ainsi la voie à l'étude moléculaire de leurs mécanismes adaptatifs aux changements des conditions environnementales. Son premier post-doctorat lui a apporté des compétences complémentaires sur la photobiologie et la signalisation entre chloroplaste et noyau, chez l’algue d’eau douce Chlamydomonas reinhardtii. Son second post-doctorat la ramène à Naples et aux diatomées, dont elle étudie les réponses physiologiques à la lumière et tente de mieux comprendre l’incroyable adaptation de ces microalgues à des milieux aussi différents que les zones océaniques ouvertes ou les effluents pollués. En développant les outils et ressources génétiques nécessaires pour aborder la biologie moléculaire des diatomées, Angela Falciatore en a fait un organisme modèle attractif. Ses récents travaux conduits au sein du Laboratoire de Biologie Computationnelle et Quantitative à l’Institut de Biologie Paris Seine ont permis d'identifier des photorécepteurs aux propriétés nouvelles et de mieux comprendre comment les diatomées réussissent à maximiser leur capture d’énergie lumineuse et leur photoprotection dans un environnement extrêmement variable. Plus récemment, elle s'intéresse aux processus rythmiques journaliers qui permettent à ces microorganismes de gérer et anticiper les changements périodiques de conditions de lumière.

  • 2002Doctorat en biologie cellulaire et moléculaire, Université Federico II de Naples, sous la direction du Dr Chris Bowler, Station Zoologique Anton Dohrn, Naples, Italie
  • 2002-2004Séjour post-doctoral dans l’équipe du Pr Jean-David Rochaix, Université de Genève, Suisse
  • 2005-2009Séjour post-doctoral puis chef de l'équipe "Light sensing", Station Zoologique Anton Dohrn, Naples, Italie
  • 2006Career Development Award, Human Frontier Science Program
  • 2009Dotation du programme ATIP-Avenir (Action Thématique et Incitative sur Programme) du CNRS et de l’Inserm
  • 2009-2018Chercheuse CNRS (directrice de recherche depuis 2016), chef de l’équipe « Génomique fonctionnelle des Diatomées » au laboratoire de Biologie Computationnelle et Quantitative, dirigé par le Pr A.Carbone, Institut de Biologie Paris-Seine (IBPS), Sorbonne Université, Paris
  • 2010Young Investigator Grant, Human Frontiers Science Program
  • 2013Habilitation à diriger des recherches
  • 2019Directrice du laboratoire de Biologie du Chloroplaste et Perception de la Lumière chez les Microalgues, Institut de Biologie Physico-Chimique (IBPC), Paris