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CCA-Inserm-Bettencourt

  • CCA-Inserm-Bettencourt

    La Fondation Bettencourt Schueller et l’Inserm poursuivent leur politique de renforcement des liens entre la recherche fondamentale et la recherche clinique : quatre postes de "chef de clinique-assistant" (CCA) à temps de recherche protégé, appelés CCA-Inserm-Bettencourt, sont ouverts tous les ans depuis 2017.

    Donner l’opportunité aux cliniciens de conserver une pratique réelle de la recherche.

    Un lien entre recherches fondamentale et clinique

    Les jeunes médecins et pharmaciens titulaires d’une thèse de sciences terminent leur internat avec deux doctorats en poche et sont promis à de grandes contributions théoriques et cliniques. Néanmoins, ils devront attendre plusieurs années après la fin de l’internat pour être recrutés à un poste hospitalo-universitaire et pouvoir allier soins et recherche scientifique. Ces quelques années de battement, durant lesquelles les contraintes de l’hôpital sont trop nombreuses, ne leur permettent pas de garder un lien avec la recherche fondamentale.

    Devant cette réalité, la Fondation Bettencourt Schueller et l’Inserm ont initié en 2017 un programme intitulé CCA Inserm Bettencourt. Ces contrats de chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux (CCA) s’inscrivent dans la suite logique des doubles cursus médecine-sciences. Il était nécessaire de permettre aux jeunes médecins et pharmaciens titulaires d’un doctorat en sciences d’initier leur carrière hospitalo-universitaire dès la fin de leur internat.

    Une opportunité unique

    La particularité de ces CCA dit « à temps de recherche protégé » est de permettre aux cliniciens de disposer de 50% de leur temps pour leur activité hospitalière et 50% pour leur recherche. Quatre de ces postes sont soutenus chaque année par la Fondation Bettencourt Schueller. Comme les autres postes de CCA, la durée maximale de leur activité est de 4 ans. Les lauréats du programme réalisent leur projet de recherche pendant leur clinicat, au sein d’une équipe de recherche et en partenariat avec une équipe hospitalière.

    La Fondation soutient également l’activité de recherche du lauréat pour lui permettre de mener son projet dans de bonnes conditions. Cet avantage précieux permet aux jeunes cliniciens d’approfondir leurs compétences dans leur spécialité médicale de prédilection tout en apprenant à mener indépendamment leurs projets de recherche.

    En parallèle, le financement de leur mi-temps libéré à l’hôpital permet de proposer au service clinique une solution pour obtenir un autre demi-poste pendant l’absence du clinicien : un praticien attaché, un CCA supplémentaire ou un assistant hospitalier spécialiste.

    Un effort pionnier

    Ce nouveau programme confirme que l’investissement de la Fondation dans la formation précoce des médecins à la recherche porte ses fruits. Mieux insérés dans le tissu hospitalo-universitaire, les jeunes doubles diplômés acquièrent l'expérience et l’autonomie nécessaires pour leur pratique médicale et pour conduire un projet et une équipe scientifique. L'expérience de CCA Inserm Bettencourt leur donnera les clés pour accéder, au terme de leur clinicat, aux postes statutaires hospitalo-universitaires. Ces postes leur permettront alors de continuer à exercer leur double vocation.

    Si le CCA Inserm Bettencourt concerne un nombre restreint de jeunes médecins et pharmaciens, ce statut devrait faire des émules, à l’instar de l’Ecole de l’Inserm Liliane Bettencourt. Cette toute première école médecine-sciences de France avait d’abord été conçue dans l’idée de lutter contre la démédicalisation progressive de l’Inserm qui, depuis les années 1980, voyait sa proportion de médecins chuter vertigineusement. Or, la contiguïté entre clinique et recherche est essentielle au progrès thérapeutique : la proximité avec les patients inspire, promeut et accélère la recherche translationnelle, celle qui apporte les innovations des laboratoires aux chevets des malades. Les CCA Inserm Bettencourt participeront à ces échanges fructueux tout en contribuant à déployer le réseau de la recherche biomédicale française d'excellence. 

     

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Les lauréats

2021
Close Astrid Chevance Equipe METHODS au Centre of Research in Epidemiology and StatisticS (CRESS)/ UMR1153, Hôpital Hôtel-Dieu, Paris

Projet de recherche : Evaluer la douleur psychique : développement et validation d’un outil de mesure. Etude de prévalence chez les personnes atteintes de maladies chroniques.

Astrid Chevance est interne en psychiatrie et docteure en santé publique. Elle souhaite développer l’épidémiologie clinique pour la santé mentale au sein de l’équipe METHODS à Paris. Le projet de clinicat qu’elle conduira vise à développer des outils pour évaluer la douleur psychique, qui est peu ou pas étudiée en recherche alors qu’elle est une réalité clinique quotidienne indéniable. Cette douleur psychique est un ressenti négatif, intolérable et durable et qui est associé au suicide. Ses études contribueront aux bases scientifiques nécessaires pour mieux prendre en compte le diagnostic et le traitement de la douleur psychique chez des personnes atteintes de maladies chroniques. En parallèle de ses recherches, Astrid Chevance effectuera des consultations en psychiatrie dans le Service Hospitalo- Universitaire de Sainte Anne, à Paris.

Close Alexandre de Nonneville Équipe Oncologie Prédictive au Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille / Inserm U1068, Marseille

Projet de recherche : Mécanisme alternatif de maintenance des télomères (ALT) dans le cancer du sein métastatique : recherche de nouvelles voies moléculaires et cibles thérapeutiques.

Alexandre de Nonneville est oncologue médical. Il a soutenu sa thèse de médecine en 2016, son Master en sciences en 2017, puis entrepris une thèse en biologie moléculaire dans l’équipe Télomères et Chromatine de Vincent Géli à Marseille la même année. Il a complété sa formation en recherche fondamentale et translationnelle au cours d’une mobilité internationale dans le laboratoire de Roger Reddel au Children's Medical Research Institute à Sydney. Grâce au soutien du programme CCA Inserm-Bettencourt, Alexandre de Nonneville pourra, en parallèle de ses activités cliniques au sein du département d’Oncologie Médicale de l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille, poursuivre ses activités de recherche sur le mécanisme alternatif de maintenance des télomères (appelé ALT). Ce mécanisme spécifique aux cellules cancéreuses leur permet d’échapper à la sénescence et ainsi d’acquérir la capacité à proliférer indéfiniment. Le ALT est observé dans 10 à 15 % des cancers et représente une cible thérapeutique potentielle précieuse, actuellement inexploitée. Le projet soutenu vise à étudier le ALT dans le cancer du sein métastatique, une maladie à forte prévalence et au pronostic sombre. Le Docteur de Nonneville espère améliorer les connaissances fondamentales sur les voies moléculaires associées au ALT, avec la perspective du transfert de la biologie des télomères en clinique via le développement de marqueurs prédictifs et de thérapies ciblées.

Close Vivien Szabo Equipe Physiopathologie de la transmission synaptique à l’Institut de Génomique Fonctionnelle / Inserm U1191 / CNRS UMR5203, Université de Montpellier

Titre du projet de recherche : Rôle de l’atteinte microcirculatoire dans l’ischémie cérébrale retardée compliquant l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale

Vivien Szabo est interne en anesthésie-réanimation et docteur en neurosciences. Le projet qu’il mettra en œuvre lors de son clinicat est consacré à l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale, un accident vasculaire cérébral grave qui touche 9 à 10 personnes sur 100 000, âgées en moyenne de 55 ans. L’objectif du projet est de déterminer le rôle du réseau microvasculaire dans la constitution de lésions cérébrales ischémiques apparaissant quelques jours après l’hémorragie, et d’identifier les populations cellulaires impliquées. S’appuyant sur différentes techniques d’imagerie cérébrale, l’étude de Vivien Szabo permettra l’exploration d’une maladie au pronostic extrêmement sombre, en manque de stratégies thérapeutiques. Vivien Szabo consacrera 50% de son temps à l’activité clinique dans le département d’anesthésie-réanimation de l’hôpital Gui de Chauliac, du CHU de Montpellier.