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Monsef Benkirane, prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant 2013

Guérir le SIDA plutôt que le soigner : la solution pourrait se trouver dans l’éradication de la latence virale.

 

Avec 1,6 millions de morts en 2012, le SIDA reste un fléau mondial que la trithérapie, malgré des progrès évidents, est loin d’être en mesure d’éradiquer. Pour ceux qui y ont accès, le traitement doit être poursuivi à vie puisqu’en cas d’interruption, le virus, jamais tout à fait éliminé, rebondit invariablement.

Depuis 1998, Monsef Benkirane étudie le VIH avec son équipe de l’Institut de génétique humaine de Montpellier. La Fondation Bettencourt Schueller le soutient dans le développement d’un projet de modélisation de cette persistance virale – car il faut la comprendre pour la déjouer.

Le rebond viral est possible car quelques cellules infectées par le VIH échappent à la trithérapie et à la vigilance du système immunitaire, on parle de latence virale. Monsef Benkirane espère identifier des marqueurs qui permettront à de futurs traitements de traquer ces cellules chez les patients. Spécifiquement, son expertise en génétique et en virologie moléculaire lui permettra d’explorer les mécanismes par lesquels le virus se cache, se maintient dans un état de dormance et se réactive au moment opportun. Les maîtriser ouvrirait la voie vers des solutions thérapeutiques qui débarrasseraient définitivement l’organisme du VIH.

BIOGRAPHIE

  • 1994 : Doctorat en immunologie, Université d’Aix-Marseille
  • 1994 -1997 : Post-doctorat au Molecular Virology laboratory, NIAID, NIH, Bethesda (Etats-Unis)
  • 1997 : Chargé de recherche au CNRS, Institut de génétique humaine de Montpellier
  • 2003 : Young Investigator Award, Human Frontier Science Program
  • 2007 : Directeur de recherche de 1ère classe au CNRS, responsable de l’équipe Virologie moléculaire à l’Institut de génétique humaine de Montpellier
  • 2010 : Advanced Grant, European Research Council
  • 2012 : Membre de l’European Molecular Biology Organization
  • 2012 : Membre de l’American Academy of Microbiology
  • 2012 : Prix Jaffé de l’Académie des Sciences
  • 2013 : Prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant

Depuis son doctorat, Monsef Benkirane s’intéresse aux interactions entre virus et cellules-hôtes. Alors qu’il travaille à l’obtention de ce diplôme à l’Université de Marseille, il comprend que l’attachement du VIH aux globules blancs CD4 est déterminant pour l’infection. Il montre que lors de cette première étape, le virus active dans les globules blancs CD4 des mécanismes qui lui permettront de détourner à son profit leur machinerie de réplication cellulaire. En développant et adaptant une technique de biologie moléculaire nommée « Alu PCR », Monsef Benkirane ouvre également la voie sur l’étude de l’intégration des gènes du virus au sein même des chromosomes de son hôte.
Lors de son post-doctorat sous la supervision du Dr. Kuan Teh Jeang,  Monsef Benkirane publie des travaux pionniers sur les mécanismes d’activation des promoteurs viraux, séquences d’ADN nécessaires à la réplication des protéines du VIH.
Depuis l’établissement de son laboratoire à l’Institut de génétique humaine de Montpellier, il continue à décrypter non seulement les mécanismes du SIDA mais également les mécanismes fondamentaux de toutes les infections virales au sein de la cellule.

Monsef.benkirane@igh.cnrs.fr

 

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