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La médecine face au désir de mort

L’équipe du Professeur Régis Aubry mène des travaux de recherche au CHRU de Besançon sur le désir de mort et les demandes de mort anticipée. La Fondation soutient l’équipe de recherche pour la réalisation de cinq études croisées, afin d’analyser l’expérience vécue par la famille et les professionnels de santé lors des demandes de mort anticipée. Ces analyses capitaliseront sur l’ensemble des données recueillies dans le programme de recherche, soutenu par la Fondation depuis 2017.

 

 

La MéDECINE CONFRONTéE A LA FIN DE VIE

Les avancées médicales suscitent des interrogations d’ordre éthique, en particulier celles qui concernent la fin de la vie. Que vit un patient à l’approche de la mort ? Depuis 2010, les travaux de recherche menés par le médecin Régis Aubry, au sein du Centre d’investigation clinique du CHRU de Besançon, tentent d’élucider les zones d’ombre qui subsistent autour de cette question délicate.

Ces travaux répondent à un besoin important exprimé par les professionnels de santé, confrontés chaque jour à des situations qui dépassent la seule sphère médicale et soucieux d’avoir une meilleure compréhension de l’expérience vécue par un patient à la fin de sa vie.

Ils permettent également de combler un manque de connaissances scientifiques dans un domaine qui est principalement traité sous un angle théorique et qui suscite de nombreux débats controversés en France.

UN PROJET DE RECHERCHE POUR LES PATIENTS, LEURS FAMILLES ET LES PROFESSIONNELS DE SANTé  

Entre 2017 et 2020, la Fondation a apporté son soutien aux travaux de recherche du Professeur Régis Aubry pour la conduite de l’étape initiale du projet. Celle-ci était consacrée à la question du désir de mort chez le patient. Les chercheurs ont analysé les demandes de mort anticipée (euthanasie et suicide assisté) formulées par les patients dans des contextes multiples.

Aujourd’hui, la poursuite de ce soutien permet l’élargissement de la recherche à la famille du patient et aux professionnels de santé qui l’accompagnent. Quelle est l’expérience vécue par la famille et le personnel médical face à un patient qui demande à mourir ? L’équipe de recherche procèdera également à une analyse lexicale de l’euthanasie et à une analyse approfondie du désir de mort chez les patients de plus de 75 ans.

Les résultats de ces travaux permettront d’enrichir et de consolider ceux de la première étude avec la publication de nouveaux articles sur le sujet. Ce travail de recherche préfigure par ailleurs un projet d’étude de plus grande ampleur qui pourrait être élargi à l’échelle européenne pour pouvoir comparer les situations de fin de vie et leur prise en charge dans différents pays.

UNE APPROCHE INTERDISCIPLINAIRE

En associant les différentes expertises des membres de l’équipe du Professeur Régis Aubry, ce projet de recherche s’inscrit à la croisée de plusieurs champs disciplinaires (médecine, psychologie, sociologie, anthropologie, philosophie, économie de la santé).

La Fondation Bettencourt Schueller qui encourage le décloisonnement des disciplines dans le champ de la recherche scientifique, est convaincue des apports bénéfiques d’un travail interdisciplinaire. La combinaison des différentes expertises de l’équipe offrira une meilleure compréhension de l’expérience vécue par les familles et les médecins face à la demande de mort anticipée exprimée par un patient.

L’originalité du projet réside également dans la constitution de groupes de travail qui rassemblent patients, familles et professionnels de santé pour discuter ensemble des résultats qui découleront des travaux de recherche. Inclure le patient à l’issue de cette étude semble particulièrement pertinent à la vue du sujet abordé et ouvre la voie à une recherche participative.

 

La médecine ne doit plus produire de situations épouvantables. Comment faire pour que la médecine ne produise pas de la souffrance? 

Régis Aubry

 

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