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Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française

  • Améliorer les infrastructures et les conditions de travail des chercheurs en sciences de la vie

    Le Prix Coups d’élan pour la recherche française a été créé par la Fondation en 2000. En 20 ans, 70 laboratoires français et plus de 500 chercheurs ont bénéficié de ce prix.

    Il est attribué chaque année à quatre équipes de recherche biomédicale publique, relevant de l’Inserm et de l’Institut des sciences biologiques du CNRS.

    La dotation du prix est de 250 000 euros.

Les lauréats

2019
Close Luc Dupuis Directeur de recherche à l’Inserm, Directeur de l’unité mixte Inserm UMR- S1118 « Mécanismes centraux et périphériques de la neurodégénérescence » à l’Université de Strasbourg

Comprendre les circuits neuronaux qui provoquent la perte de poids dans la Sclérose Latérale Amyotrophique

Le Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française permettra d’équiper la plateforme d’imagerie du tout nouveau Centre de recherche en biomédecine de Strasbourg où l’équipe de Luc Dupuis va déménager.

« La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est la 3ème maladie neurodégénérative la plus fréquente après les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Elle se déclenche entre 50 et 70 ans et se caractérise par une paralysie progressive. L’objectif général de notre recherche est de dresser le tableau des anomalies de connexions entre les neurones au cours de la SLA, pour identifier précisément les populations neuronales à cibler dans le traitement de ces symptômes spécifiques ».

Aussi appelée maladie de Charcot en France, la SLA a longtemps été considérée comme une maladie du système moteur qui contrôle la motricité. Cependant, des travaux récents ont démontré que la SLA était également liée à des symptômes non moteurs comme des problèmes métaboliques, notamment une perte de poids plus de dix ans avant les autres symptômes. L’équipe de Luc Dupuis a identifié une région du cerveau, l’hypothalamus latéral, qui semble affectée au cours de la maladie et pourrait causer la perte de poids.

L’installation d’un microscope confocal à disque rotatif permettra à l’équipe de réaliser des vidéos du cerveau, à grande vitesse (près de 2000 images par seconde), à haute résolution et en 3D. Les chercheurs pourront ainsi visualiser directement l’activation de certains neurones dans le cerveau et les conséquences de cette activation sur la dépense énergétique, la perte de poids et les symptômes moteurs de la SLA. Mieux comprendre le circuit responsable de la perte de poids chez le patient améliorera la prévention et la prise en charge précoce de la SLA, avant même le début des symptômes moteurs.

  • 1997Agrégation de biochimie génie biologique, Ministère de l’Education Nationale
  • 1999Magistère de biologie de l’École Normale Supérieure de Lyon
  • 2003Doctorat en sciences, Université Louis Pasteur, Strasbourg
  • 2009Habilitation à Diriger les Recherches, Université Louis Pasteur, Strasbourg
  • 2013Young Investigator 2013, European Network to Cure ALS
  • 2013Prix de recherche de la Fondation Frick, Suisse
  • 2018Prix de recherche sur les maladies rares, Axa Banque patrimoniale
  • 2018Prix Eliane et Gérard Pauthier, Fondation de France
  • 2019Prix Espoir en Tête, Rotary International et Fondation pour la Recherche sur le Cerveau
  • 2019Prix Fabrice le Mouaher, Fondation pour la Recherche Médicale
  • 2019Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller
Close Yves Gaudin Directeur de recherche au CNRS, Responsable du département de virologie et de l’équipe Rhabdovirus au sein de l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule à Gif-sur-Yvette

Morphogenèse, structure et fonctions des usines liquides formées par le virus de la rage

Au sein de la plateforme Imagerie-Gif, dans le nouveau bâtiment de l’I2BC livré fin 2019, Yves Gaudin équipe son laboratoire d’un microscope confocal à disque rotatif grâce au Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française.

« Le virus de la rage n’a pas disparu, bien au contraire : il est responsable de 50 000 décès par an dans le monde et aucun traitement n’est possible une fois que la maladie se déclare. Seule la vaccination protège. A l’intérieur de la cellule, le virus utilise l’énergie et la machinerie cellulaire pour produire de nouvelles particules virales. Dans le cytoplasme de la cellule infectée, on observe des inclusions de 0,5 à 3 µm de diamètre appelées corps de Negri. J’étudie la morphogenèse, l’organisation, la fonction et les dynamiques de ces structures ».

Par différentes approches de microscopie, l’équipe observe l’organisation fine, sub-micrométrique, des corps de Negri. Ils sont une nouvelle catégorie d’organites liquides sans membrane. Ils se forment par séparation de phases liquides et se comportent dans le cytoplasme cellulaire un peu comme des gouttes d’huile qui ne sont pas miscibles dans l’eau. Ce sont des structures très dynamiques qui s’assemblent et se désassemblent rapidement en fonction de l’environnement. L’enjeu est de comprendre les bases moléculaires de cette séparation de phase, de déterminer la composition des corps de Negri, de comprendre les mécanismes qui permettent aux virus de quitter l’usine, une fois assemblés, et les interactions subtiles entre ces usines et les mécanismes de défense antivirale de la cellule.

 

YvesGaudin

Au sein de la plateforme Imagerie-Gif, dans le nouveau bâtiment de l’I2BC livré fin 2019, Yves Gaudin équipe son laboratoire d’un microscope confocal à disque rotatif. Cet équipement est essentiel pour réaliser des expériences d’imagerie en temps réel sur des cellules infectées, en niveau de confinement 2, condition nécessaire pour la manipulation du virus de la rage. Avec la microscopie à super-résolution, ces techniques permettront de mieux décrire l’organisation dynamique et en trois dimensions des corps de Negri et du cytosquelette qui les entoure.
Les usines liquides pourraient ainsi devenir de nouvelles cibles de stratégie antivirale dans le combat contre la rage mais aussi contre d’autres virus aux usines liquides, comme la rougeole, les oreillons ou même Ebola.

yves.gaudin@i2bc.paris-saclay.fr

www.i2bc.paris-saclay.fr

  • 1988Ingénieur de l'École Polytechnique, Palaiseau
  • 1989DEA, Université Paris VII
  • 1992Doctorat en biochimie – virologie, Université Paris VII
  • 1999Habilitation à Diriger des Recherches, Université Paris VII
  • 1999Bourse du programme « Action Concertée Incitative (ACI) Blanche », Ministère de la recherche
  • 2012Équipe labellisée, Fondation pour la Recherche Médicale
  • Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller
Close Gaëlle Legube Directeur de recherche au CNRS, Cheffe d’équipe au laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire du contrôle de la prolifération, au Centre de biologie intégrative de Toulouse

Comprendre la fonction de la chromatine dans la réparation des cassures double brins de l'ADN

L’équipe de Gaëlle Legube déménagera début 2020 dans les nouveaux locaux du Centre de Biologie Intégrative à Toulouse. Le Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française lui permettra d’accroître sa capacité de culture cellulaire en s’équipant de hottes et d’incubateurs. Le soutien de la Fondation permettra également la mise en place d’une plateforme de génomique avancée.

« Les radiations, la chimiothérapie ou le stress peuvent causer des dommages à l’ADN. Ce qui nous intéresse plus particulièrement est un type de lésion appelé cassure double-brin, qui coupe littéralement la molécule d’ADN en deux. Ce sont les dommages à l’ADN les plus sérieux car ils peuvent conduire à des mutations variées ou à des aberrations chromosomiques. Je cherche à comprendre comment la structure de la chromatine qui compacte l’ADN influence sa réparation ».

L’ADN, longue molécule qui constitue les chromosomes, est empaquetée à l’intérieur des noyaux de nos cellules et code, sous forme de gènes, l’information génétique. Cette molécule essentielle est pourtant fragile et peut être endommagée par de nombreux facteurs environnementaux ou métaboliques.
Dans son laboratoire, l’équipe de Gaëlle Legube a développé un modèle cellulaire original, appelé DIvA, qui permet d’induire, de façon contrôlée, de multiples cassures à des endroits connus du génome humain. Grâce à ce modèle cellulaire, l’équipe étudie une nouvelle voie de réparation des cassures. Elle utilise des approches basées sur le séquençage à haut débit pour analyser de façon simultanée les réparations se produisant sur toutes les cassures double-brins provoquées dans le système.

 

GaëlleLegube

gaelle.legube@univ-tlse3.fr

www.legubelab.com

www.cbi-toulouse.fr

Twitter @LabLegube

Twitter du CBI @CbiToulouse

  • 1999Magistère de biologie de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, Université Claude Bernard, Lyon
  • 2003Doctorat de biologie moléculaire, Université Paul Sabatier, Toulouse
  • 2010Habilitation à Diriger les Recherches, Université Paul Sabatier, Toulouse
  • 2012Médaille de bronze du CNRS
  • 2015Equipe labellisée, Ligue Nationale Contre le Cancer
  • 2015EMBO Young Investigator award
  • 2015Consolidator Grant, Conseil Européen de la Recherche
  • 2019Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller
Close Pamela Schnupf Chargée de recherche à l’Inserm, Cheffe d’équipe à l’Institut Necker-Enfants Malades, Paris

Les bactéries au service du système immunitaire

Avec sa nouvelle équipe, Pamela Schnupf s’est installée en 2019 à l’Institut Necker-Enfants Malades, dans le nouveau bâtiment de la faculté de médecine Paris Descartes. Le Prix Bettencourt Coup d’élan pour la recherche française lui permettra de terminer d’équiper son laboratoire avec, par exemple, une station de travail en conditions hypoxiques, nécessaire à la culture des SFB.

« Je m’intéresse aux relations entre certaines bactéries de l’intestin, les bactéries filamenteuses segmentées (SFB), et le système immunitaire chez l’Homme. J’étudie les caractéristiques uniques de cette bactérie impliquée à la fois dans le maintien de la santé et le développement de pathologies. Mon travail permettra de mieux comprendre le cycle de vie des SFB ».

Le microbiote intestinal joue un rôle primordial dans le développement du système immunitaire intestinal après la naissance. Les SFB adhèrent à l’épithélium de l’intestin grêle et entrainent la diffusion d’un signal qui éduque le système immunitaire et protège l’hôte des pathogènes. Pamela Schnupf a récemment mis en place le premier système in vitro de culture et de purification des SFB en conditions contrôlées. Elle cherche maintenant à caractériser les SFB humaines, leur structure, leur fonction et leur interaction avec l’hôte. Elle travaille à l’identification des molécules de signalisation produites en présence des SFB et leur rôle dans l’immunité de l’intestin.

 

  • 1998Licence de biologie, University of Victoria, Canada
  • 2005Doctorat en microbiologie et biologie végétale, , University of California at Berkeley, Etats-Unis
  • 2006Bourse post-doctorale de l’EMBO
  • 2008Bourse post-doctorale Marie Curie
  • 2016Bourse de recherche Grand Challenge, Fondation Bill et Melinda Gates
  • 2019Habilitation à Diriger les Recherches, Université Paris Descartes-Sorbonne
  • 2019Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller