A la fois fondation familiale et fondation reconnue d'utilité publique depuis sa création, la Fondation Bettencourt Schueller entend "donner des ailes aux talents", pour contribuer à la réussite et à l'influence de la France. Pour cela, elle recherche, choisit, soutient, accompagne et valorise des femmes et des hommes qui imaginent aujourd’hui le monde de demain.

 

Quels sont les domaines d'engagements soutenus par lA FONDATION BETTENCOURT SCHUELLER ?

La Fondation est engagée durablement dans trois domaines : les sciences de la vie, les arts et la solidarité.

Dans chacun de ces domaines, pour renforcer son expertise, son efficacité et son impact, elle a défini des programmes précis qui définissent ses engagements. Elle n’intervient pas en dehors de ces programmes.

Dans le domaine des sciences de la vie : le soutien des chercheurs.
La Fondation a fait le choix de soutenir l’épanouissement des talents de chercheurs exceptionnels dans les sciences de la vie, à l’exclusion de la recherche clinique, en se concentrant sur le milieu de carrière de chercheurs installés en France, dans un laboratoire public de recherche, avec pour finalité de faire progresser la santé humaine.

Dans le domaine des arts :

-          les métiers d’art. La Fondation promeut l’expression et le développement de ces métiers et savoir-faire par des soutiens à des professionnels et des institutions, pour répondre aux enjeux sectoriels essentiels que sont la formation et la transmission, la recherche et l’innovation et le rayonnement à l’international.

-          le chant choral. La Fondation s’engage pour la valorisation du chant choral dans notre pays. Elle soutient la promotion de l’excellence des chœurs professionnels, les pratiques chorales de haut niveau dans les maîtrises et chœurs d’enfants et la formation des chefs de chœurs. Elle accompagne également la démocratisation de cette pratique auprès de publics plus éloignés. La pratique amateur, les orchestres ou les formations instrumentales ne sont pas éligibles à son soutien.

Dans le domaine de la solidarité : la Fondation a suspendu temporairement les nouvelles demandes de dons dans ce secteur. Elle mène actuellement une réflexion stratégique sur le repositionnement de son action sociale et communiquera sur ce point dès que possible.

 

Comment la Fondation agit-elle ?

Dans les programmes ainsi décrits, la Fondation agit en décernant des prix, en faisant des dons, en accompagnant les lauréats et porteurs de projet de façon personnalisée, en conduisant une communication valorisante.

Concrètement, elle décerne quatre prix, deux dans le domaine scientifique (dotation du programme ATIP-Avenir et Prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant) et deux dans le domaine artistique (Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main et Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral). Ces prix récompensent des personnalités d’exception dans leur discipline, choisies chaque année par des jurys indépendants à l’issue de processus exigeants et rigoureux.

Par ailleurs, la Fondation soutient chaque année une centaine de projets. Ils sont choisis à l’issue d’un long processus d’évaluation et de sélection. En s’engageant, la Fondation vise à « faire une vraie différence ». Elle aime aider les porteurs de projet à franchir un cap.

Enfin, le programme de soutiens Impulscience attribue 7 dotations financières par an à des chercheurs en sciences.

Si vous souhaitez déposer votre candidature à un prix, nous vous invitons à remplir en ligne un formulaire sur notre plateforme dédiée.

Parce qu’elle croit en l’Homme et en sa capacité à innover et à créer, la Fondation décerne chaque année 5 prix.

En sciences de la vie :

  • Impulscience®
  • Prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant
  • Dotation du programme ATIP-Avenir

En faveur des métiers d’arts :

  • Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®, 3 récompenses : Talents d’Exception, Dialogues, Parcours.

Pour le chant choral :

  • Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral®

POUR CANDIDATER

IMPULSCIENCE

Impulscience est attribué chaque année à 7 chercheurs en milieu de carrière travaillant en sciences de la vie, dans un organisme de recherche public français. La Fondation accompagne financièrement chaque projet sur une durée de 5 ans à hauteur de 2,3 millions d’euros, comprenant la prise en charge des frais de gestion et une prime personnelle du chercheur. 

L’appel à candidatures pour l’édition 2023 ouvre le lundi 20 mars 2023 et se clôture le jeudi 27 avril 2023. 

POUR CANDIDATER AUX PRIX SCIENTIFIQUES

LE PRIX LILIANE BETTENCOURT POUR LES SCIENCES DU VIVANT

  Le Prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant est attribué chaque année à un chercheur établi en France ou travaillant dans un autre pays d’Europe. En 2023, il sera attribué à un chercheur établi en France. L'appel à nomination des candidats auprès de personnalités scientifiques sera ouvert en janvier 2023. La dotation de 100 000 euros a pour but de récompenser personnellement le lauréat.

 L'appel à nomination des candidats auprès de personnalités scientifiques sera ouvert du lundi 2 janvier au mardi 28 février 2023. Le dépôt des candidatures ouvre le mercredi 1er mars 2023 et se clôture le jeudi 27 avril 2023.

LA DOTATION DU PROGRAMME ATIP-AVENIR

Ce programme favorise le retour ou l’installation en France de jeunes chercheurs de très haut niveau, porteurs d’un projet de recherche de qualité exceptionnelle et désireux de créer leur propre équipe. Les candidatures pour l’édition 2023 seront sélectionnées parmi les lauréats ATIP-Avenir de l’Inserm et du CNRS en juillet 2023.
La dotation s’élève à 300 000 euros.

 

METIERS D'ART

POUR CANDIDATER AU PRIX LILIANE BETTENCOURT POUR L’INTELLIGENCE DE LA MAIN®

Créé en 1999, le prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main récompense savoir-faire, créativité et innovation dans le domaine des métiers d’art ; il comprend trois récompenses : Talents d’exception, Dialogues et Parcours. 

L’appel à candidatures pour l’édition 2023 des récompenses Talents d'exception et Dialogues sera ouvert du 8 novembre 2022 au 20 mars 2023 inclus. À cette date l’appel à candidatures sera clôturé à 23:59 CET.

 

Talents d'exception et Dialogues

Ces deux récompenses distinguent des artisans d’art (Talents d’exception) et des duos d’artisans d’art et designers (Dialogues) pour une réalisation illustrant l’Intelligence de la Main®. Les lauréats sont choisis à l’issue d’un concours. L’artisan d’art doit être français ou étranger résidant et exerçant leur activité en France depuis plus de cinq ans. Le designer peut être français ou étranger, résidant en France ou à l’étranger.

Parcours

Parcours ne donne pas lieu à un appel à candidatures public. La Fondation invite un réseau de personnalités à lui recommander des structures pouvant répondre aux critères établis. Ces recommandations sont ensuite présélectionnées par un comité d’experts externe et soumises au jury.

Si vous souhaitez suggérer une structure jouant un rôle exemplaire dans le secteur des métiers d’art, vous pouvez envoyer une description argumentée de son parcours à l’adresse : culture@fondationbs.org

 

 

Pour les trois récompenses, la sélection se déroule en trois temps :

Pour chacune des récompenses du Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®, la Fondation Bettencourt Schueller constitue un comité d’experts indépendant, composé de professionnels reconnus dans le secteur des métiers d’art et de la création.
Le jury, commun aux trois récompenses, est composé de personnalités identifiées dans la scène culturelle française et internationale.

Par souci de transparence, d’équité et afin qu’aucune pression d’aucune sorte ne puisse être réalisée sur un membre du comité d’experts ou du jury, l’identité des membres les composant n’est pas communiquée avant la désignation des lauréats.

Voir les comités d'experts de l’édition précédente

Voir le jury de l’édition précédente

Besoin d’aide ? Si vous rencontrez un problème pour créer votre compte, pour compléter votre dossier
ou si vous avez une question :
01 41 92 94 80

culture@fondationbs.org

 

POUR CANDIDATER AU PRIX LILIANE BETTENCOURT POUR LE CHANT CHORAL

L’appel à candidatures pour l'édition 2023 ouvre le jeudi 1er décembre 2022 et se clôture le mardi 4 avril 2023.  

La création du Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral en 1989 est l’une des premières initiatives de la Fondation Bettencourt Schueller après sa création. Elle résulte d’une volonté partagée de la Fondation et de l’Académie des beaux-arts d’encourager les chœurs français et de contribuer au développement et au rayonnement de cette discipline artistique exceptionnelle. 

Le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral récompense un chœur d’excellence et encourage un projet de développement.

La Fondation et l’Académie des beaux-arts ont souhaité que le Prix mette plus particulièrement en valeur le travail exceptionnel et la grande diversité des maîtrises et chœurs d’enfants. Vivier essentiel pour les chœurs amateurs et professionnels, ceux-ci sont un acteur majeur pour le renouveau des publics et la revalorisation de la pratique du chant choral en France. Depuis 2016, le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral récompense ainsi alternativement un chœur professionnel et une maîtrise ou un chœur d’enfants.

Après avoir mis en valeur en 2022 le travail exceptionnel de la Compagnie La Tempête, l’édition 2023 est consacrée aux maîtrises, chœurs d’enfants et chœurs de jeunes.

  • Dotation : 50 000 euros
  • Accompagnement jusqu’à 100 000 euros

 

COMMENT OBTENIR LE SOUTIEN DE LA FONDATION BETTENCOURT SCHUELLER ?

Les demandes de dons sont actuellement ouvertes pour les domaines suivants :

Sciences de la vie

La Fondation soutient des projets de recherche originaux par des dons attribués au cas par cas, portés par des chercheurs de talent, porteurs d’idées nouvelles, d’énergie et de leadership. Elle concentre son action sur des soutiens précis :
- Des projets de recherche fondamentale en sciences de la vie,
- Menés dans un but d’intérêt général et sous une forme non lucrative,
- Réalisés en France,
- Sur une durée pluri-annuelle,
- Pour des investissements, des frais de fonctionnement, la prise en charge des contrats à durée déterminée ou tout ce qui peut être nécessaire pour le projet de recherche.

La Fondation ne soutient pas de projet de recherche à l’étranger, ni de recherche clinique ou à but lucratif, de laboratoires privés ou associatifs, de même qu’elle n’octroie pas de bourses ou contrats individuels (masters, thèses, post-doctorats…). Elle ne soutient pas les projets ponctuels, les congrès, colloques, symposiums ou tout événement de nature éphémère.

La Fondation a également développé un programme de soutien en faveur de la recherche scientifique française : Impulscience®. Un formulaire de candidature spécifique se trouve dans l'onglet "candidater à un prix". Si vous souhaitez connaître les critères d’éligibilité du programme, cliquez ici.

 

Métiers d’art

La Fondation grâce à une politique de mécénat ambitieuse menée depuis plus 20 ans veut répondre aux enjeux significatifs auxquels est confronté le secteur des métiers d’art. Pour ce faire, elle octroie des soutiens à des institutions publiques ou associations dont les projets s’inscrivent dans les convictions de la Fondation et qui se révèlent conformes à ses domaines d’intervention :
- former au savoir-faire et transmettre ces métiers,
- inviter au dialogue interculturel et interdisciplinaire,
- sensibiliser la jeunesse,
- favoriser l’innovation et la recherche,
- faire rayonner l’excellence des savoir-faire français en France et à l’international.

Son action de mécénat est complétée par une aide plus directe aux artisans d’art grâce à un prix annuel et sur appel à candidatures, appelé le Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main®.
La Fondation ne soutient pas les pratiques artistiques qui ne font pas partie de la liste officielle des métiers d’art.

 

Chant choral

La Fondation grâce à une politique de mécénat menée depuis 30 ans, répond aux enjeux premiers du secteur de l’art choral. Pour ce faire, elle octroie des soutiens à des institutions publiques, associations ou chœurs dont les projets s’inscrivent dans les convictions de la Fondation et qui se révèlent conformes à ses domaines d’intervention :
- promouvoir l’excellence par la structuration des chœurs professionnels et la professionnalisation des jeunes chanteurs
- favoriser les pratiques chorales de haut niveau : en accompagnant la formation dans les maîtrises ou chœurs d’enfants
- partager la pratique du chant choral grâce à la sensibilisation de tous les publics
- encourager des projets interdisciplinaires à dimension sociale, artistique ou territoriale…

Son action de mécénat est complétée par une aide plus directe aux chœurs professionnels et maîtrises grâce à un prix annuel et sur appel à candidatures, appelé le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral®.

La Fondation ne soutient pas les orchestres ou les formations instrumentales.

 

Si votre projet répond à ces critères, nous vous invitons à cliquer sur le bouton « accès à la plateforme de prix et dons ». Vous trouverez sur la plateforme de candidature en ligne toutes les informations nécessaires pour pouvoir renseigner votre formulaire de candidature.

Les formulaires de demande de dons dédiés au secteur social seront réouverts prochainement. Une phase de repositionnement stratégique est en cours. Restez informés en vous inscrivant à notre newsletter.

 

 

COMMENT LES DONS SONT-ILS CHOISIS ?

Cinq étapes se succèdent :
le choix du type de don demandé. Vous pouvez demander l’aide de la Fondation pour un projet particulier que vous portez (« don projet ») ou pour votre organisation elle-même (« don structure »). Le formulaire à remplir dépend de ce choix qui doit donc être fait au début de la démarche.
le dépôt de la candidature. En remplissant le formulaire, vous vous identifiez en même temps que l’organisation au nom de laquelle vous faites une demande, vous décrivez le plus précisément possible l’objet de votre demande, vos objectifs, votre environnement, votre organisation, votre financement, vos attentes… Certains documents demandés complèteront votre demande.
- la phase de pré-sélection. Après l’envoi de votre formulaire, la cohérence de votre demande avec les programmes de la Fondation est vérifiée. Les équipes en charge de l’instruction pourront vous demander des informations complémentaires ou organiser avec vous des temps d’échange.
- la phase de sélection. Si votre demande de don est pré-sélectionnée, elle entre alors en phase de sélection. Nos équipes en approfondissent l’évaluation. Des contacts avec vous complètent l’analyse des données du formulaire que vous avez rempli. Dans certains cas, la Fondation peut également faire appel à un comité d’experts. Une fois l’instruction terminée, chaque demande fait l’objet d’une présentation en vue d’un examen et de la formulation d’un avis par une instance collégiale.
- la décision de soutien. A l’issue de la phase de sélection, les décisions de soutien sont toutes prises par le Conseil d’Administration de la Fondation. Elles seront alors partagées avec vous sans délai, quelle qu’en soit l’issue.

La Fondation souhaite pouvoir apporter une réponse (positive ou négative) au plus tard 6 mois après l’envoi de votre dossier de candidature. Ce délai pourra évoluer en fonction du volume de candidatures à étudier.

Vous serez régulièrement informés de l’avancement de la démarche, et notamment à ses moments-clé, par e-mail et dans votre espace personnel sur la plateforme.

 

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Depuis plus de 30 ans, la Fondation consacre son temps et son énergie à choisir, accompagner et valoriser des personnes qui imaginent aujourd’hui le monde de demain, dans trois domaines qui contribuent concrètement au bien commun : les sciences de la vie, les arts et la solidarité. Découvrez la carte des projets soutenus par la Fondation en 2019. 

 

 

10 grands projets

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A Institut de pharmacologie et de biologie structurale de Toulouse (IPBS), le Dr Olivier Neyrolles et son équipe sont soutenus par la Fondation pour le déploiement d’un ambitieux projet de recherche concernant la tuberculose. Cette maladie infectieuse presque oubliée en Europe reste la plus mortelle au monde.

LA TUBERCULOSE, TUEUSE TROP IGNOREE

Loin d’être une maladie du passé, la tuberculose a tué près de 1,5 million de personnes en 2018, selon l’Organisation mondiale de la santé, dont 251 000 enfants. Les malades, concentrés à 95 % dans les pays en développement, sont de plus en plus souvent infectés par des souches multi-résistantes de la bactérie Mycobacterium tuberculosis. En 2018, 480 000 nouveaux cas de tuberculose résistante à la rifampicine et/ou à l’isoniazide, ont été à déplorer, les deux antibiotiques pourtant les plus efficaces contre le bacille.

Le BCG, découvert il y a un siècle, reste le seul vaccin disponible pour contrer la tuberculose infantile. Malheureusement, la protection qu’il offre aux adultes contre la tuberculose pulmonaire s’avère très inégale.

Les maladies infectieuses et particulièrement celles transmises par voies aériennes, très difficiles à contenir, représentent un enjeu de santé globale critique. Ainsi, l’ONU a placé parmi ses objectifs de développement durable l’éradication de la pandémie de tuberculose d’ici à 2030.

Pour atteindre cet objectif, la recherche fondamentale est essentielle. D’un côté, de nouveaux vaccins ou de nouvelles utilisations du BCG doivent être proposés, ce qui implique de bien comprendre les interactions entre Mycobacterium tuberculosis et le système immunitaire. De l’autre, de nouvelles cibles moléculaires doivent être découvertes pour permettre le développement de médicaments.

 

DES EQUIPES A LA POINTE

A Toulouse, l’IPBS[1] comprend un département entier dédié à la recherche sur la tuberculose. Un des plus grands d’Europe, il est composé de plus de 80 personnes réparties en 6 équipes. Parmi celles-ci, l’équipe Interactions des mycobactéries avec les cellules hôtes, dirigée par Olivier Neyrolles, a apporté, depuis sa création en 2007, de nombreuses avancées dans le domaine. Les chercheurs ont notamment identifié des récepteurs de l’immunité qui participent à la reconnaissance de Mycobacterium tuberculosis, ont découvert de nouveaux mécanismes de l’immunité innée et ont caractérisé des gènes de virulence du bacille.

En 2013, l’équipe a bénéficié du Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française de la Fondation Bettencourt Schueller. Les infrastructures rénovées grâce à la dotation bénéficient au département entier, offrant des conditions de sécurité optimales aux chercheurs qui travaillent avec le bacille de la tuberculose in vivo. Le projet de recherche que la Fondation accompagnera sur cinq ans s’appuie sur des outils de pointe de microscopie et d’exploration fonctionnelle des tissus infectés, développés par les membres du laboratoire du Dr Neyrolles.

 


[1] L’IPBS est une unité mixte de recherche entre le CNRS et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier

 

UN NOUVEAU MODELE POUR DES RECHERCHES EFFICACES

Les chercheurs feront usage d’une nouvelle lignée de souris modèles de la tuberculose. Ces souris développent une pathologie pulmonaire proche de celle observée chez l’homme en termes de diversité et de sévérité des lésions. Les chercheurs pourront répondre à des questions fondamentales concernant la physiologie et la virulence du bacille, le microenvironnement dans lequel se développe les foyers infectieux ainsi que les interactions entre l’organisme et le pathogène au niveau des lésions pulmonaires. La compréhension de la nature exacte de ce microenvironnement est clé car il constitue un verrou majeur qui limite l’efficacité des approches actuelles, aussi bien thérapeutiques que vaccinales. De nouvelles cibles thérapeutiques et de nouveaux candidats vaccins devraient être révélés grâce à ce programme de recherche.

Ces recherches sont aussi pour les chercheurs l’occasion d’acquérir et de renforcer des savoir-faire et la maîtrise de technologies de pointe nécessaires pour affronter la menace des maladies infectieuses à venir.

 

Les maladies infectieuses pulmonaires sont parmi les plus facilement transmissibles et difficiles à prévenir, comme nous en sommes témoins actuellement [avec le COVID-19].

Olivier Neyrolles

Toutes les maladies infectieuses en général, et en particulier celles impliquant des agents résistants aux traitements comme les antibiotiques, sont un problème majeur. On estime ainsi qu’en 2050, 10 millions de décès seront dus chaque année à des infections résistantes aux traitements.

Olivier Neyrolles

Images : Antonio Peixoto et Françoise Viala, IPBS, Toulouse. 

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Accompagner les jeunes sortant de prison vers la formation grâce à un accompagnement socio-professionnel, donner à chacun sa dignité grâce à sa capacité d’agir et de travailler dans la société telles sont les principales vocations de L’Îlot. En 2015, la Fondation Bettencourt Schueller a souhaité accompagner le dispositif Atelier qualification-insertion pour renforcer l’efficacité et la pérennité du programme en particulier pour affiner la mesure d’impact.

A l'occasion de son cinquantième anniversaire, l'Îlot organise un colloque intitulé "Construire la réinsertion dès l'exécution de la peine", au Palais du Luxembourg. Sous le haut patronage de la ministre de la Justice, il aura pour thématique la construction de la réinsertion des personnes condamnées, dès l'exécution de leur peine, enjeu peu médiatisé mais crucial pour notre société.

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En favorisant les liens entre médecine et sciences, la Fondation Bettencourt Schueller décloisonne les disciplines au profit d’une recherche humaniste.

 

Développer la formation scientifique des médecins

« Je considère l’hôpital seulement comme le vestibule de la médecine scientifique ; c’est le premier champ d’observation dans lequel doit entrer le médecin, mais c’est le laboratoire qui est le vrai sanctuaire de la science médicale. » Cette phrase que l’on doit à Claude Bernard, le père de la médecine scientifique, a de quoi surprendre à l’heure où de moins en moins de blouses blanches franchissent le seuil de leur laboratoire de recherche. L’espèce du médecin-chercheur serait-elle en voie de disparition ? A cette question, que répondraient Dior ou Thomas, deux des heureux élus qui ont suivi le double cursus médecine/sciences proposé par l’Ecole de l’Inserm Liliane Bettencourt (EdILB) ? Pour la première, qui « ne se voit pas avoir une activité médicale sans avoir une activité de recherche » ou pour le second, qui « s’est inscrit en médecine pour faire l’Ecole de l’Inserm », il ne s’agit pas seulement d’être les dignes héritiers de Claude Bernard mais aussi de devenir les médecins que l’avenir attend : un médecin toujours plus aguerri, toujours plus proche de ses patients, les patients de l’heure présente mais aussi les patients de demain, dont il aura anticipé les besoins en se consacrant à la recherche et à ses avancées. D’abord élaborée avec des moyens de fortune, la formation de médecin chercheur s’est professionnalisée avec la création de l’École de l’Inserm en 2003, en réaction à la désaffection des cliniciens pour la recherche au sein de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Comme si on ne pouvait pas être au four et au moulin, ou pour mieux le dire encore, comme si on ne pouvait pas être au chevet de ses malades et derrière les paillasses de son laboratoire. Pourtant, nul progrès dans l’appréhension des symptômes, des maladies, de leur diagnostic et de leur traitement n’a été précédé de découvertes dans le domaine de la recherche fondamentale. Le laboratoire est l’antichambre de l’alcôve du malade, le lieu où l’on cherche, expérimente, découvre des solutions pour servir la médecine. Ophtalmologues et dermatologues seraient bien démunis – et leurs patients avec – sans certaines applications du laser, laser mis au point à partir du principe de l’émission stimulée découvert par Albert Einstein en 1916 dans son laboratoire berlinois.  Forte de son succès, l’EdILB a fait des émules : la création de l'Ecole a favorisé l’éclosion de filières médecine/sciences en France, qui se sont récemment regroupées au sein d’un réseau destiné à promouvoir la formation précoce à la recherche. Elle a aussi son pendant dans le domaine de la psychiatrie. En France, parce que trop peu de jeunes médecins psychiatres intègrent un double parcours de soins et de recherche, parce que les changements majeurs dans les domaines du diagnostic, des traitements et du rétablissement des patients atteints par des maladies mentales ne peuvent se faire sans les avancées d’une recherche innovante, la fondation FondaMental forme les plus prometteurs d’entre eux aux grands enjeux mondiaux de la recherche en psychiatrie.

Soutenir une recherche humaniste

Imagerie médicale, séquençage complet de l’ADN du génome humain, pharmacologie, sciences numériques, émergence de la médecine de précision, utilisation croissante de produits issus du vivant, thérapies cellulaire et génique ont bouleversé en quelques décennies la pratique de la médecine. Pour être au rendez-vous de cette révolution, la Fondation Bettencourt Schueller mécène la recherche scientifique française. A la source de son engagement, on retrouve les valeurs prônées par les humanistes de la Renaissance et des Lumières : pas d’esprit sain sans un corps sain, selon l’adage rabelaisien. Pas d’égalité de traitement non plus sans une recherche médicale performante et éclairée, celle qui arpente, découvre, invente, pour mieux prévenir, accompagner, soigner, à tous âges et sans discrimination. Ainsi, en soutenant la formation de médecins et de chercheurs, en récompensant leurs travaux, en s’investissant dans des causes de santé publique, la Fondation chemine aux côtés de la recherche à tous ces stades.

Former à la recherche de demain

Grandes écoles, fondations, chaires… la Fondation Bettencourt Schueller soutient plusieurs programmes dans les sciences de la vie. A l’École polytechnique, elle accompagne un programme dédié à l’innovation biomédicale. A l’École normale supérieure, le programme Médecine-Humanités permet à des étudiants en médecine de compléter leur formation médicale par un cursus de trois ans en lettres, philosophie, sciences de l’Antiquité, histoire, histoire des arts, sciences sociales, économie. Au Collège de France, la Fondation Bettencourt Schueller soutient une chaire annuelle dédiée à l’innovation technologique. Parce que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », elle parie sur le compagnonnage heureux des différentes disciplines de l’esprit, dès le plus jeune âge, et auprès de tous. L’Arbre des connaissances aiguise l’appétit des adolescents pour la science et la recherche. L’association MaTh.en.JEANS change le regard de jeunes élèves sur les mathématiques. L’association Paris Montagne les initie aux sciences et à l’univers de la recherche avec une première expérience en laboratoire, l’élaboration d’un projet et la participation à des rencontres scientifiques motivantes. L’association Science Ouverte va à la rencontre des jeunes des quartiers de Seine-Saint-Denis. S’engager, ce n’est pas seulement mettre la main à la poche. C’est aussi la glisser dans la main de tous ces jeunes, de tous ces médecins, de tous ces chercheurs pour aller à la rencontre de la médecine de demain. Parce qu’au-delà de la recherche, ce qui est fondamental, c’est le monde que l’on souhaite. Un monde où l’on s’élève ensemble, au service des causes de santé publique et de l’humain.

 

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Création d’un campus interdisciplinaire à Paris pour accélérer l’innovation sur les manières d’apprendre par la recherche et favoriser l’émergence d’une société apprenante.

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    CENTRE DE RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES

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Inauguré en octobre 2022, dans l’ancien hôpital de Laval, l’Espace Saint-Julien est un pôle intergénérationnel qui entend réunir tous les âges -faisant cohabiter micro-crèche, accueil périscolaire, internat, résidence étudiante, maison médicale et café solidaire… Une expérience pionnière, largement soutenue par la Fondation Bettencourt Schueller.

 

C’est le genre même de projet dont on ose à peine rêver mais qui mobilise vite toutes les énergies… Conçu par une équipe de bénévoles aussi efficaces que déterminés, l’Espace Saint-Julien s’impose comme l’un des pôles intergénérationnels les plus importants de France, l’un des plus ambitieux aussi.

« L’idée est née en 2016 lors d’un séminaire à Rome, raconte Benoit Gruau, président du fonds de dotation Saint-Julien. Notre groupe de bénévoles avait déjà créé, à Laval, un internat qu’il fallait agrandir car il croulait sous les demandes. Par ailleurs, nous savions que la municipalité allait mettre en vente un lieu exceptionnel -l’ancien hôpital de Laval, 6 000 m² de bâti, un parc de 2 hectares…. Tout à coup, quelqu’un a lancé l’idée comme une boutade. Et si on voyait les choses en grand ? Et si on rachetait l’hôpital pour ne plus seulement accueillir des ados mais faire vivre ensemble tous les âges ? »

 

La solitude touche aujourd’hui tous les milieux et toutes les générations  

Le défi est lancé, il deviendra l’obsession de ces bénévoles qui s’organisent pour donner corps au projet. Deux années de prospection leur permettront d’acquérir, en 2017, l’ancien hôpital de la ville avant d’entamer sa rénovation – le tout soutenu par des entreprises locales et des institutions privées (dont la Fondation Bettencourt Schueller), toutes séduites par la pertinence et l’originalité du projet. « Nous ne sommes pas la toute première expérience intergénérationnelle française mais sans doute la plus innovante puisque notre projet réunit 300 personnes et toutes les générations. Notre volonté ? Rompre l’isolement des seniors mais pas seulement car la solitude touche, aujourd’hui, tous les âges et tous les milieux » poursuit Benoit Gruau.

Voilà pourquoi l’Espace Saint-Julien réunit à la fois une micro-crèche, un centre d’accueil périscolaire, un internat pour des collégiens et lycéens, une résidence d’étudiantes et Le Logis, un pôle pour seniors qui constitue l’espace le plus important avec 80 résidents accueillis. « Nous avons aménagé 66 appartements de deux et trois pièces, destinés à des personnes autonomes mais désireuses de ne pas rester enfermées dans leur univers », précise Claudine Dugué, responsable de cette résidence. Les locataires bénéficient pour cela d’espaces communs - bibliothèque, salons, jardins et restaurant où ils prennent ensemble leur repas, avec la possibilité d’emporter celui du soir. Le lieu se révèle très confortable et attractif mais les attentes ne sont pas seulement là. « Nous avons ouvert les inscriptions en juin et un tiers des logements est déjà occupé, par des personnes seules mais aussi des couples. Tous ont choisi de nous rejoindre pour partager quelque chose, vivre au contact d’autres générations, notamment des plus jeunes ».  

 

Des ateliers structurés et des échanges informels

A deux pas de cette résidence se tient Le Nid, la micro-crèche imaginée par l’entreprise Tom & Josette, fondée en 2019 et spécialisée dans la création d’espaces pour enfants au sein d’établissements accueillant des seniors. « Notre expérience l’a prouvé : la présence de personnes âgées aux côtés des plus jeunes se révèle très bénéfique. Dans un monde où les parents sont souvent très occupés, voire débordés par les multiples tâches de la vie quotidienne, les seniors offrent une disponibilité et une sérénité qui rassurent les enfants et favorisent leur épanouissement », explique Astrid Parmentier, co-fondatrice de Tom & Josette. D’inspiration Montessori, la micro-crèche accueille 12 enfants de 3 mois à 3 ans, sous la houlette de puéricultrices qui ont déjà mis en place des activités permettant cette reconnection entre les générations - lectures de contes, ateliers de jeux ou de jardinage, préparation de goûter, promenades…  Et ce n’est pas tout puisque les plus âgés peuvent rencontrer les enfants de La Cabane, l’espace d’accueil périscolaire qui réunit 70 écoliers après la classe, de l’internat qui héberge 70 collégiens et lycéens ou encore de La Coloc où vivent 7 étudiantes. Les liens se tissent selon les besoins et les envies de chaque âge - aide pour des devoirs, atelier bricolage ou un simple repas pris ensemble. Sans compter les échanges informels entre tous les pôles puisque les élèves de La Cabane ou de l’internat peuvent participer aux activités de la crèche ou discuter avec les étudiantes.

 

Un café au centre de Saint-Julien, comme sur une place de village

Cette fluidité entre les générations passe naturellement par une ouverture sur l’extérieur. Voilà pourquoi l’Espace Saint-Julien a inauguré une maison médicale en juin 2022, réunissant un psychologue, un psychiatre et deux médecins généralistes. Cette équipe fonctionne en lien direct avec la résidence seniors et reçoit en consultation les habitants de Laval qui le souhaitent. Là encore, la singularité de l’expérience a d’emblée séduit le personnel médical, comme le raconte le jeune médecin Alexis Mottet. « J’exerçais dans le Nord de la France quand j’ai entendu parler de la création de Saint-Julien. Je suis venu sur place et j’ai été emballé par ce projet qui va bien plus loin que la création d’un cabinet médical. Il répond à une attente sociétale cruciale, penser de nouvelles façons de vivre ensemble. Du coup, nous avons décidé, avec mon épouse, de rejoindre l’aventure… »

Cette ouverture sur la ville permettra également aux habitants de reprendre possession de ce lieu historique.  La chapelle, restaurée, va retrouver sa vocation originelle et devenir aussi un lieu d’expositions et d’événements. Et puis, il y a l’inauguration très attendue du café solidaire… Cet espace chaleureux et festif -tenu notamment par des personnes en situation de handicap- rassemblera les résidents de Saint-Julien, les familles et les amis venus leur rendre visite et les Lavallois qui viendront profiter de l’ambiance et des vues bucoliques sur le parc. Un lieu de rencontre placé stratégiquement au centre de l’Espace Saint-julien. Comme sur une vraie place de village…

 

  Saint-Julien en chiffres

- An 1000, construction de l’aumônerie Saint-Julien qui deviendra l’hôpital de la ville de Laval jusqu’en 1974.

- 12 millions d’euros financés par des dons et un emprunt bancaire pour l’acquisition du lieu et sa rénovation.

- 40 bénévoles pour construire le projet durant 6 ans, et poursuivre l’aventure aujourd’hui.

- 6000 m² de bâti sur 1,7 ha de terrain, en plein cœur de la ville

- Plus de 300 personnes présentes sur le site chaque jour.

- 25 professionnels employés par l’espace Saint-Julien

 

Pour toutes les photographies, crédit : Arnaud Roiné pour la Fondation Bettencourt Schueller.

Français

L’école parisienne de design et d’architecture d’intérieur privilégie depuis toujours l’innovation et la transversalité des disciplines. La preuve avec l’Atelier Campus, un ambitieux dispositif mis en place en 2018 avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller. L’objectif ? Permettre à chaque étudiant de se familiariser avec des savoir-faire d’excellence tout au long de sa formation. Explications de René-Jacques Mayer, directeur de l’école Camondo et témoignages de deux anciens diplômés.

Réconcilier le beau et l’utile…  La mission a présidé à la création du Musée des Arts Décoratifs (MAD), imaginée à la fin du XIXème siècle par un groupe d’industriels, de créateurs et de collectionneurs français. Elle est également la clé de voûte de l’école Camondo, créée en 1994 et pensée en synergie avec le musée - spécificité unique en Europe. Fidèle à cet objectif commun, l’institution ne cesse de s’adapter à l’évolution des métiers auxquels elle prépare aujourd’hui quelque 500 étudiants, répartis sur deux sites à Paris et Toulon. Pour cela, elle s’envisage de plus en plus comme un espace ouvert sur le monde, avec une conviction. « Une école, ce n’est plus seulement quatre murs… Une grande partie de nos activités sont désormais menées à l’extérieur car il est indispensable d’aller là où les choses se font, et se pensent. Aujourd’hui, Camondo est une constellation ! » précise René-Jacques Mayer, directeur de l’école depuis 2015.

Dans cet esprit, et grâce au soutien de la Fondation Bettencourt Schueller, l’école a lancé en 2018 un ambitieux programme baptisé « Atelier Campus », permettant aux étudiants d’aller à la rencontre d’artisans d’art afin de découvrir les savoir-faire d’excellence. Jusqu’en licence, les élèves rejoignent des ateliers deux jours par trimestre pour des séances d’immersion durant lesquelles ils observent et dialoguent avec ces professionnels autour des potentialités de la matière : métal, céramique, verre, textile….

Durant leur master, ils y passent une semaine par an et réalisent un projet qui sera évalué lors de leur diplôme. En fin de parcours, tous seront familiarisés avec une dizaine de savoir-faire parmi les 40 proposés. « Nous avons la chance en France de posséder un réseau unique d’artisans d’art et de manufactures d’excellence, très impliquées dans la création, poursuit René-Jacques Mayer. L’expérience est précieuse pour l’appropriation de ces savoir-faire par nos étudiants. Elle répond à leur désir de revenir à la matérialité, de comprendre les processus de transformation, de se confronter à l’échelle et à la réalité des objets. Une façon de compenser ce tout numérique qui signe l’époque. »

Preuve de l’impact très concret d’« Atelier Campus », les étudiants intègrent de plus en plus la question des métiers d’art dans leurs projets, y compris dans les sujets libres qu’ils présentent pour leur diplôme. En juin dernier, 10 % étaient fondés sur ces savoir-faire et de jeunes diplômés ont même amorcé leur activité professionnelle en lien direct avec les artisanats expérimentés. Par ailleurs, l’expérience participe désormais à l’attractivité de l’école, constituant l’un des critères clé dans le choix de Camondo. En avril dernier, l’exposition des travaux des diplômés 2021, réalisés en association avec les artisans d’art rencontrés, a sans doute contribué à cet intérêt, réunissant en trois jours 10 000 visiteurs dans l’une des galeries du MAD -sans compter la création d’un site rattaché à celui de l’Ecole qui restitue les projets présentés ainsi que les workshops et conférences organisées. 

Expérimentée et mise en place grâce au soutien de la Fondation, cette ouverture aux métiers de la main fait désormais partie intégrante du cursus proposé par l’Ecole, qui entend amplifier encore ses actions. Elle compte ainsi développer l’expérience née en 2019, dans son antenne à Toulon en l’élargissant aux savoir-faire locaux. Elle se rapproche également d’institutions et écoles comme l’ENSAD ou la Manufacture des Gobelins pour relever un nouveau défi, celui d’une école pilote, avec des programmes élargis à une vaste communauté d’étudiants.

 

Témoignages

Anaïs Junger, 27 ans, diplômée en 2019

 « J’ai suivi une première formation en design de l’objet et j’ai ensuite choisi Camondo car l’école offrait la plus grande ouverture sur l’extérieur -notamment autour du travail de la   main. La création d’Atelier Campus en 2018 a été une aubaine pour moi mais l’expérience est très précieuse pour tous les étudiants, surtout ceux qui n’ont pas de background manuel.   Je pense en effet qu’il est essentiel de s’approcher de la matière pour bien concevoir, pour s’assurer que l’on dessine des choses réalisables. Pour mon projet de diplôme, j’ai réalisé   une collection d’objets en verre baptisée « Formes libres sous influence », à partir de moules récupérés de l’industrie de la plasturgie et j’ai collaboré pour cela avec les artisans du   CIAV (Centre International d’Art Verrier de Meisenthal). Ils m’ont fait découvrir leur savoir-faire et nous avons pensé ensemble un projet très innovant puisqu’ils se sont attachés à   souffler des formes en verre pour de l’outillage traditionnellement en plastique. Diplômée en 2019, j’ai créé depuis mon agence d’architecture intérieure et je cherche à injecter des   collaborations comme celles-ci dans chacun de mes projets. Ma démarche est toujours la même… Pas question de dessiner des objets que les artisans exécuteraient ensuite ; je travaille avec eux dans une relation d’égal à égal, et une vraie co-conception ».

 

Camillo Bernal, 26 ans, diplômé en 2021

 « J’ai rejoint Atelier Campus en quatrième année seulement, lorsque je suis arrivé dans l’Ecole.  J’ai participé à un premier workshop et l’expérience a tout de suite constitué une   révolution. J’ai d’abord compris qu’on pouvait travailler sans avoir le nez toujours collé à son ordinateur ! Plus sérieusement, la découverte des métiers d’art a transformé ma façon de   penser la création en la rendant, d’emblée, plus concrète. Pour mon diplôme, j’ai choisi comme thème « la poule et le poulailler », sujet qui m’est cher car mes grands-parents étaient   fermiers. J’ai construit un nichoir, une mangeoire, une lampe chauffante… Le tout en collaboration avec les ateliers les plus prestigieux : le ferronnier d’art François Pouenat, François   Passolunghi et son atelier de rotin, la Manufacture de Sèvres, les poteries Ravel. Autant d’artisans exceptionnels que je n’aurais jamais pu approcher sans l’Atelier Campus. Diplômé   en 2021, j’ai créé mon activité en conservant des liens étroits avec ces artisans et j’intègre régulièrement leurs savoir-faire dans mes projets ».

 

 

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    Ecole Camondo & Atelier Campus

    Elèves travaillant dans l'atelier de sculpture Tollis dans le cadre de l'Atelier Campus, en 2019

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    Expérimentation en cannes de Provence chez Marca dans le cadre de l'Atelier Campus, en octobre 2021

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    Elèves soufflant le verre au Centre International d'Art Verrier (CIAV) dans le cadre de l'Atelier Campus, en 2018

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Nous pensons être maîtres de nos choix mais les neurosciences montrent que ceux-ci obéissent largement à des déterminismes biologiques, qui nous entraînent parfois vers les décisions les plus irrationnelles. Explications avec Mathias Pessiglione, psychologue, biologiste, directeur de recherche en neurosciences cognitives à l’Institut du Cerveau à Paris et auteur de Les Vacances de Momo Sapiens, notre cerveau entre raison et déraison, publié chez Odile Jacob en 2021.

Entretien avec Mathias Pessiglione lauréat en 2003 du Prix Bettencourt pour les jeunes chercheurs.   

 

Nos choix sont-ils rationnels ? La question est posée depuis l’aube de l’humanité…

Elle est au centre de multiples disciplines : la philosophie depuis deux millénaires, l’économie et la psychologie depuis environ un siècle et, désormais, les neurosciences qui offrent un nouveau regard sur le sujet. Selon elles, la façon dont le cerveau est constitué et dont il fonctionne peut, aussi, expliquer nos prises de décision.

 

Ces disciplines ont toutes mis en doute la capacité d’Homo sapiens à l’objectivité ?

Toutes se sont interrogées sur notre façon de faire des choix, soulignant l’irrationalité qui nous guide parfois. Pour Aristote, les émotions se révèlent dangereuses car elles font prendre de mauvaises décisions ; théorie qui sera reprise par Descartes et la raison cartésienne qui exigent de ne pas se laisser contaminer par les émotions. Pascal, quant à lui, apportera une contribution essentielle à la question dans son fameux pari…

 

Pouvez-vous rappeler la thèse du pari de Pascal ?

Dans les Pensées, le philosophe invite à croire en Dieu via le raisonnement suivant… Il observe tout d’abord que nos facultés ne nous permettent pas de juger s’il est vraisemblable, ou non, que Dieu existe. De ce fait, l’existence et l’inexistence de Dieu ont la même probabilité (une chance sur deux). Si Dieu n’existe pas, nos choix de vie n’ont pas d’incidence sur notre futur bien-être car nous retournerons au néant. S’il existe, en revanche, nous avons intérêt à croire en lui car nous gagnons le paradis au lieu de nous retrouver en enfer.

Avec ce texte, Pascal formule le principe de maximisation qui préside encore aux théories de la décision. Pour faire mon choix, j’envisage les conséquences de différentes options et j’agis selon deux variables : la probabilité de la conséquence (sa vraisemblance) et sa valeur (le plaisir associé). Le choix consiste alors à sélectionner l’option pour laquelle l’espérance (la valeur des conséquences multipliées par leur probabilité) est maximale.

 

On agit donc selon ses intérêts, ce qui plaide en faveur de notre rationalité !

Dans le sillage de Pascal, les économistes ont construit des modèles de décision qui suivent une norme rationnelle, indiquant le meilleur choix possible en toute logique – selon la valeur attendue des différentes options. Mais l’observation monte que les vraies gens, dans la vraie vie, ne se comportent pas toujours selon la théorie ! Les chercheurs en économie comportementale, le prix Nobel Kahneman en tête, se sont souvent amusés à prendre les hommes en flagrant délit d’irrationalité. Il existe tout un bestiaire des déviations systématiques par rapport aux choix rationnels qu’on appelle des « biais ».

 

Comment explique-t-on ces biais ?

De nombreuses théories font intervenir les émotions, l’idée étant que pour prendre une décision rationnelle, il faut les évacuer. Ce conflit entre rationnel et irrationnel explique certains biais, notamment liés aux sunk costs (les coûts engloutis). On l’appelle aussi le « paradoxe du Concorde », en référence au fait que l’Etat français a continué à investir dans la fabrication du Concorde alors qu’à l’évidence, le projet n’était pas rentable. Il était, toutefois, trop pénible de l’admettre, ce qui a conduit à cette fuite en avant.

Dans le même esprit, la peur du risque ou de la perte conduisent à l’apparition de biais. Ces explications ont reçu le support d’expériences de neuro-imagerie qui ont montré l’intervention de régions cérébrales impliquées dans le traitement des émotions.

 

Nous en arrivons ainsi à la question des neurosciences. Comment les définissez-vous et qu’apportent-elles au sujet ?

Les neurosciences désignent la partie de la biologie qui s’efforce de comprendre comment fonctionne le cerveau. Les techniques de neuro-imagerie, comme l’IRM fonctionnelle, permettent d’observer son activité chez les volontaires qui prennent des décisions. Ces études montrent que certains biais peuvent s’expliquer par la façon dont le cerveau a été configuré, au cours de l’évolution, pour faire des choix. La prise de décision repose sur les zones cérébrales qui codent ces valeurs. La région centrale de ce système est le cortex orbitofrontal (situé au-dessus des orbites oculaires). Grâce à la neuro-imagerie, il a été démontré chez l’Homme qu’il code les valeurs des options qui s’offrent à nous : plus ça nous plait, plus il s’active !

Quelles informations nous apportent ces observations ?

Les propriétés de ce signal sont susceptibles d’éclairer la façon dont l’être humain prend des décisions. Notons d’abord que, comme tout indicateur biologique, il fluctue de façon aléatoire autour de la valeur qu’il est censé coder. Ces fluctuations peuvent, à elles seules, expliquer certaines instabilités dans les préférences exprimées au moment d’une prise de décision.

Par ailleurs, les activités neuronales sont auto-corrélées dans le temps, ce qui signifie qu’une évaluation faite à un moment donné reste sous l’influence des évaluations précédentes. Le cerveau n’est pas une machine idéale qui remettrait les compteurs à zéro avant de peser le pour et le contre. La décision est conditionnée par la mémoire du système.

 

D’autres observations permettent-elles d’aller plus loin dans le rôle du cerveau sur nos choix ?

Des propriétés ont été mises à jour avec des expériences de neuro-imagerie, permettant de lire les préférences d’un participant volontaire dans son cerveau.

La première propriété montre que ce système de valeurs est subjectif : il varie selon que la personne trouve plaisant ou déplaisant un objet, par exemple la photographie d’un visage. La seconde propriété est qu’il est générique, utilisant le même signal pour n’importe quelle option (manger un gâteau ou lire un livre). Enfin, une dernière propriété intéressante du système est qu’il opère de façon automatique. On peut montrer que le cortex orbitofrontal intègre des éléments contextuels comme la musique, même si on demande à des participants de juger des photographies.

Ces propriétés expliquent certains effets de contexte sur nos choix. On aura, par exemple, davantage tendance à apprécier nos convives si le repas est savoureux et la musique agréable.

 

Des recherches confirment le rôle clé du cerveau dans nos prises de décision, notamment lorsque celui-ci a subi des lésions…

Elles ont montré que si le cortex orbitofrontal est endommagé, nos décisions deviennent incohérentes et inadaptées. C’est l’histoire de Phineas Gage par exemple, un contremaître américain sérieux et attentionné qui travaillait dans la construction de voies ferrées au XIXème siècle et qui changea totalement de personnalité après qu’une barre à mine a traversé son cerveau et détruit une bonne partie de son cortex orbitofrontal. On raconte qu’il devint grossier et impulsif, prenant des décisions désastreuses pour lui et sa famille.

Au-delà de cette histoire, des études montrent que des lésions du cortex orbitofrontal, notamment après des AVC, augmentent l’incohérence des choix.

 

Certains psychotropes altèrent-ils également le fonctionnement du cerveau ?

Les psychotropes constituent un cas flagrant de déterminisme biologique sur la prise de décision. On sait que l’alcool peut mener à des choix que nous réprouvons lorsque nous sommes sobres. Le fait que les drogues mènent à l’addiction montrent qu’elles biaisent une prise de décision rationnelle. La plupart joue sur le système dopaminergique, qui fait partie du circuit de la récompense. La conséquence ? Elles amplifient l’attirance vers les solutions immédiates, au détriment des solutions à plus long terme. La prise de psychotropes est souvent associée à des comportements compulsifs (jeu, sexualité).

 

Vous soulignez aussi le rôle de la fatigue dans certaines prises de décision irrationnelles…

Les activités intellectuelles impliquent cette fois le réseau préfronto-pariétal qui écarte les réactions immédiates et intuitives, au profit d’une réponse plus élaborée. Ce réseau possède certaines propriétés qui limitent nos capacités cognitives. Il ne peut traiter deux tâches simultanément et ses ressources s’épuisent quand on le sollicite durablement. Le corollaire de cette fatigue cognitive est que nos valeurs, et donc nos décisions, sont moins bien contrôlées. On peut montrer que nos choix sont alors plus impulsifs, que nous privilégions davantage les plaisirs immédiats.

 

Avez-vous un exemple précis autour du rôle de la fatigue, qui nous concerne tous ?

Une récente étude a montré la façon dont les décisions de justice évoluent au fil de la journée. Il s’agissait de demandes de libération conditionnelle adressées aux juges qui rendaient leur verdict après examen du dossier. La proportion de jugements favorables évolue au fil de la matinée, passant de 60 % à quasiment zéro avant la pause de midi, pour remonter soudainement après la pause.

D’autres observations ont montré que des nuits sans sommeil favorisent des choix impulsifs et risqués. Notre capacité de décision se révèle vulnérable à la fatigue, à la carence alimentaire et à la privation de sommeil. Il ne faut pas oublier que les performances de notre cerveau dépendent avant tout de son état physiologique.

 

Les neurosciences ont émergé il y a une vingtaine d’années. Quelles sont les pistes suivies aujourd’hui, et avec quels objectifs ?

La mission des neurosciences cognitives est de fournir des connaissances valides sur la nature humaine. Cette discipline est très jeune et ses recherches encore partielles au regard du savoir psychologique. Cependant, on peut d’ores et déjà imaginer des applications aux acquis des neurosciences, dans les domaines de l’éducation ou des soins. Connaître les biais naturels de notre cerveau devrait nous permettre d’éviter certains pièges et de faire des choix qui se révèlent meilleurs pour nous-mêmes, et pour la société.

 
Header, photo : Image d'illustration - Laboratoire  du Centre Léon Bérard (2012) 

Français

 

Engagée depuis plus de 30 ans dans l’univers de la recherche, la Fondation Bettencourt Schueller amplifie encore son action avec Impulscience, nouveau programme de soutien dédié aux grands talents français de la recherche en sciences de la vie. Dans le même temps, elle a commandité une importante étude* pour mieux connaître la relation des Français à la recherche fondamentale. Le détail des résultats avec Jean-Daniel Levy.

 

Les Français accordent à la science une confiance quasi unanime.

Jean-Daniel Lévy, directeur délégué Harris Interactive France

 

Votre étude met tout d’abord en lumière une fierté nationale ; le sentiment que la recherche française occupe une place d’excellence sur l’échiquier mondial.

C’est, en effet, l’un des résultats majeurs de notre enquête. Selon 83 % des Français interrogés, notre recherche joue un rôle important sur le plan international. Si 30 % estiment qu’elle est aujourd’hui moins puissante qu’il y a quelques années, son niveau est resté stable pour 25 %, et 44 % pensent même que son influence a progressé.

 

La reconnaissance se fonde-t-elle sur une connaissance approfondie de cet univers ? Les Français savent-ils en repérer les points forts, et les faiblesses ?

Ils avouent ne pas connaître en détail le secteur mais ils en sont suffisamment proches pour en désigner les principales qualités : le lien entre systèmes universitaire et hospitalier (41 %), le niveau scientifique de notre enseignement supérieur (36 %), la liberté de choisir les domaines de recherche (35 %), la sécurité de l’emploi (30 %).  En revanche, la rémunération des chercheurs est considérée comme un atout par 22 % seulement des personnes interrogées. 

 

La récente pandémie a-t-elle modifié les représentations ?

Cette crise a participé à transformer le regard de nos compatriotes sur les sciences, même si certaines mutations étaient déjà à l’œuvre. La recherche occupe ainsi une place plus importante dans les préoccupations d’un tiers des Français. 29 % affirment avoir pris conscience de l’incertitude liée à la nature même de ce domaine, estimant que les chercheurs devraient être plus prudents dans leurs déclarations, même si 28 % affirment qu’ils ont une légitimité à exprimer publiquement leur désaccord. En dehors de ces effets liés à la pandémie, l’étude dévoile une tendance de fond. 87 % des Français accordent à la science une confiance quasi unanime. Celle-ci permet de penser l’avenir plutôt que le subir ; voilà ce que semblent dire nos compatriotes, s’inscrivant ainsi dans une dimension collective plutôt qu’individuelle.  

 

Dans cet esprit, ils souhaitent voir les chercheurs occuper une place importante dans le débat public.

Cette volonté, quasi unanime, s’exprime à deux niveaux. Les Français attendent tout d’abord des chercheurs qu’ils jouent un rôle pédagogique ; qu’ils s’expriment publiquement sur des sujets de santé et les informent sur les grandes avancées de la science. Mais ils entendent aussi les voir jouer un rôle politique en conseillant les pouvoirs publics en matière de santé. Une majorité absolue déclare qu’il devrait s’agir d’un rôle prioritaire pour les chercheurs.

 

Tout ceci passe par une revalorisation de leur statut dans notre société. Les Français ont-ils conscience de cela ?

Plus que jamais ! Sept sur dix ont le sentiment que l’on ne donne pas, à la recherche, sa juste place dans notre pays. Une majorité affirme que notre société devrait penser le sujet sur le long terme, s’attachant notamment à la création de passerelles entre recherches fondamentale et clinique, publique et privée. 69 % soulignent que le secteur ne dispose pas de moyens suffisants pour relever ces défis, redoutant qu’une baisse de financement dans le futur contribue à une dégradation de la santé de la population française et, pour 43 %, de leur propre santé.

 

Les Français souhaitent donc une augmentation des moyens alloués…

84 % partagent cette volonté et celle-ci s’exprime de façon très précise, en termes d’amélioration des équipements des laboratoires (82 %), de création d’instituts de recherche (72 %) et d’augmentation des salaires des chercheurs (68 %).

 

Les pouvoirs publics sont-ils directement interpellés ?

L’Etat figure au premier rang des contributeurs attendus pour 93 % des Français ; suivi de l’Union européenne et des collectivités territoriales. Enfin, le secteur privé est désormais identifié comme un acteur-clé. Cette prise de position signe une profonde évolution des mentalités dans un pays qui n’avait jamais associé cet univers à l’intérêt général. Les choses ont changé et les Français misent désormais sur son implication, qu’il s’agisse d’entreprises ou de fondations privées.

 

*Cette enquête a été réalisée par Harris Interactive en août 2021 avec un échantillon de 1087 personnes, représentatif de la population française, âgées de 18 ans et plus. La méthode utilisée est celle des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de l’interviewé(e).

 

Impulscience…

Un nouvel et ambitieux programme de soutien à la recherche fondamentale.

 

Soucieuse de soutenir la recherche française dans un monde où les avancées scientifiques constituent - plus que jamais - des enjeux fondamentaux pour notre société, la Fondation Bettencourt Schueller vient d’inaugurer un projet d’un genre nouveau, fruit d’une analyse précise des forces et faiblesses de cet univers.

Baptisé Impulscience, celui-ci permettra d’accompagner chaque année 7 chercheuses ou chercheurs d’exception, issus d’organismes publics français, qui auront été préalablement sélectionnés lors des appels à projet du Conseil européen de la recherche (ERC), mais dont les projets en science de la vie n’auront pas obtenu de financement pour cause de limitation budgétaire européenne.

Dans le cadre de ce nouveau programme, la Fondation accompagnera financièrement chaque projet sur une durée de 5 ans, et à hauteur de 2 millions d’euros, auxquels s’ajouteront la prise en charge des frais de gestion de l’institution d’accueil et une prime personnelle pour les chercheurs. Façon de leur donner le temps et la liberté nécessaires pour mener, dans de bonnes conditions, une recherche scientifique du meilleur niveau. Façon aussi de permettre à la recherche française de regagner la tête de la compétition internationale….

 

Image de couverture : Mounia Lagha / Institut de génétique moléculaire de Montpellier / CNRS.

Pour toutes les photographies : (c) Alexandre Darmon / Art in research. 

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