Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française

  • Améliorer les infrastructures et les conditions de travail des chercheurs en sciences de la vie

    Le Prix Coups d’élan pour la recherche française a été créé par la Fondation en 2000. Depuis, 78 laboratoires français et plus de 900 chercheurs ont bénéficié de ce prix.

    Jusqu'en 2021, ce prix était attribué chaque année à quatre équipes de recherche, relevant de l’Inserm et de l’Institut des sciences biologiques du CNRS.

    La dotation du prix était de 250 000 euros par laboratoire lauréat.

     

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Les lauréats

2021
Close Albert Weixlbaumer Directeur de recherche à l’Inserm. Chef de l’équipe « Régulation de la transcription » à l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire – Illkirch, France

L’expression génétique et ses machines moléculaires : le voir pour le croire

Les plans de construction de chaque cellule et de chaque organisme sont stockés dans l’ADN sous forme de gènes. L’expression génétique consiste à lire les instructions contenues dans les gènes, à produire un ARN messager (c’est la transcription), puis à traduire le message pour synthétiser des protéines (c’est la traduction) qui assurent un grand nombre de fonctions essentielles dans les cellules.

Depuis sa création en 2014, l’équipe d’Albert Weixlbaumer étudie la régulation de la transcription et comment la transcription de l’ADN en ARN messager et la traduction des protéines sont couplés et coordonnées chez les bactéries, qui sont des cellules sans noyau. Cependant, ce processus se complique chez les cellules qui ont un noyau comme les cellules humaines, appelés eucaryotes, car il compte alors une étape de plus : après la transcription, l’ARN messager est édité par une machine moléculaire qui coupe certaines régions de ce messager avant qu’il ne soit traduit en protéine. Ce processus, appelé épissage, permet aux eucaryotes d’atteindre une grande diversité de protéines avec un nombre de gènes étonnamment faible. En revanche, si l’épissage est défectueux, il peut donner lieu à des maladies comme différentes formes de cancer ou des maladies du système nerveux. Vu que l'épissage est très souvent couplé à la transcription, comprendre en détail le fonctionnement de la machine moléculaire responsable du couplage entre la transcription et l’épissage aiderait à éviter ces conséquences néfastes.

Dans son laboratoire à Illkirch, Albert Weixlbaumer dispose de tous les outils pour étudier la transcription et la traduction chez les bactéries. Des techniques de microscopie électronique lui permettent d’observer en action les machines microscopiques qui interviennent dans chacune des étapes de l’expression génétique. Actuellement, son équipe souhaite observer attentivement comment la machine moléculaire responsable de l’épissage dans des cellules humaines est couplée et coordonnée avec la machine responsable de la transcription. La dotation du Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française lui permettra d’acquérir des équipements de culture cellulaire, de purification des protéines et de stockage des données nécessaires à cette étude.  

 

Membres de l'équipe (actuels et passés) : 

Mo'men Abdelkareem - doctorant
Claire Batisse - ingénieure de recherche
Clément Charenton – chargé de recherche CNRS
Sanjay Dey – chercheur post-doctorant
Ayesha Eduljee - doctorante
Geoffrey Gourinchas - chercheur post-doctorant
Xieyang Guo - doctorant
Huma Rahil - doctorant
Charlotte Saint-André – ingénieure d’étude
Jinal Shukla - chercheuse post-doctorante
Maria Takacs – ingénieure de recherche
Vita Vidmar – doctorante
Michael Webster – chercheur post-doctorant
Chengjin Zhu - doctorante

 

Pour toutes les photographies : (c) Alexandre Darmon / Art in Research.

 

Albert Weixlbaumer

Après ses études à Vienne, Albert Weixlbaumer obtient en 2008 son doctorat en biologie moléculaire et biophysique à Cambridge, au Royaume Uni. Au cours de sa thèse, il étudie la régulation de la traduction des protéines chez les bactéries. Entre 2008 et 2014, il effectue un séjour post-doctoral aux Etats-Unis où il s’intéresse à un autre aspect de l’expression génétique, la transcription.

En 2014, Albert Weixlbaumer s’installe en France pour créer une équipe de recherche dédiée à l’étude de la régulation de la transcription et du couplage de la transcription et la traduction chez les bactéries. Son équipe combine différentes techniques de biologie structurale et de biochimie pour comprendre comment ces deux étapes de l’expression génétique interagissent.

  • 2008Doctorat à l’université de Cambridge, Royaume Uni
  • 2008Post-doctorat dans le laboratoire du Professeur Seth A. Darst à The Rockefeller University, Etats-Unis
  • 2009Bourse post-doctorale Anderson Cancer Center et Human Frontier Science Program (HFSP)
  • 2014Chef d’équipe à l’IGBMC, Illkirch, France
  • 2014Dotation du programme ATIP-Avenir
  • 2014Marie Curie career integration grant, Commission européenne
  • 2015Starting grant, Conseil Européen de la Recherche (ERC)
  • 2018Prix Guy Ourisson, Le Cercle Gutenberg
  • 2021Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller
Close Jean-Léon Maître Chargé de recherche au CNRS. Chef de l’équipe Mécanique du développement des mammifères à l’Institut Curie – Paris, France.

Mesurer les forces qui donnent forme à la vie

Au cours du développement embryonnaire, les cellules utilisent les informations contenues dans leurs gènes pour former l'organisme. Cela conduit à une série d’événements au cours desquels les cellules se divisent, meurent, se déforment et se déplacent. Toute cette agitation fait que les cellules sont constamment soumises à des forces mécaniques, que Jean-Léon Maître mesure et étudie pour comprendre leur importance dans le devenir des cellules et de l’embryon.

Pour ce faire, Jean-Léon Maître et son équipe se penchent sur les premières étapes du développement de l’embryon de souris, avant même son implantation dans l’utérus maternel. Actuellement, ils s’intéressent au tout premier épithélium de l’embryon des mammifères, le trophectoderme. Cet épithélium, qui deviendra plus tard le placenta, entoure une poche de liquide appelée lumen, et un groupe de cellules qui généreront la totalité des tissus de l’embryon. Le trophectoderme s’étire au fur et à mesure que l’embryon grandit, ce qui déforme non seulement les cellules qui le composent mais aussi leurs noyaux, contenant toute l’information génétique.

Pour comprendre les mécanismes qui permettent à ces cellules de s’étirer et leur conséquences, Jean-Léon Maître va aborder trois questions :

- Comment les cellules du trophectoderme parviennent-elles à augmenter leur surface lors des étirements ?
- Comment le noyau des cellules peut-il s’aplatir et quelles sont les conséquences pour l’expression des gènes ?
- Comment l’étirement des cellules et la déformation des noyaux influent sur le devenir du trophectoderme et sur l’implantation de l’embryon dans l’utérus ?

Le Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française va permettre au laboratoire de s’équiper d’un système de pinces optiques afin de mesurer et de modifier les forces qui agissent sur les cellules dans la phase précoce du développement de l’embryon. Ce système consiste à manipuler de tout petits éléments comme des cellules ou des noyaux des cellules à l’aide d’un laser. Ce dispositif, couplé à un puissant microscope équipé d’un système d’incubation nécessaire à la culture des embryons de mammifères, sera unique en France.

 

Membres de l’équipe

Louise Dagher - doctorante
Julie Firmin – doctorante
Edgar Herrera Delgado - chercheur postdoctoral
Özge Özgüç - chercheuse post doctorale
Diane Pelzer - chercheuse post doctorale
Ludmilla de Plater - Ingénieure de recherche
Markus Schliffka - doctorant
Francesca Tortorelli - Ingénieure de recherche

 

Pour toutes les photographies : (c) Alexandre Darmon / Art in Research. 

Jean-Léon Maître

Jean-Léon Maître est biologiste, spécialiste du développement embryonnaire. En Allemagne et en Autriche, où il effectue sa thèse entre 2007 et 2012, il contribue à la compréhension de l’organisation tridimensionnelle de l’embryon du poisson zèbre en utilisant la technique d’aspiration par micropipette pour mesurer l’adhésion entre cellules. Plus tard, pendant son post-doctorat à Heidelberg, il applique une technique similaire chez la souris pour révéler pour la première fois l’action des forces de contraction dans la position et le sort des cellules de l’embryon. 

En 2016 il s’installe à Paris pour créer son équipe à l’Institut Curie. Depuis, il explore les forces mécaniques et leurs conséquences au stade précoce du développement embryonnaire chez les mammifères. Ses recherches reposent sur une étroite collaboration avec des mathématiciens et des physiciens, sur des techniques de microscopie sophistiquées, et sur des outils de précision permettant de mesurer des forces extrêmement faibles à nos yeux mais déterminantes pour le développement des embryons.

  • 2012Doctorat à Institute of Science and Technology Austria, Klosterneuburg, Autriche
  • 2013Post-doctorat dans le laboratoire du Docteur Takashi Hiiragi à l’European Molecular Biology Laboratory, Heidelberg, Allemagne
  • 2013EMBO fellowship
  • 2014IntraEuropean Fellowship Marie Sklodowska-Curie Actions
  • 2016Chargé de recherche CNRS et chef d’équipe à l’Institut Curie, Paris, France
  • 2016Dotation du programme ATIP-Avenir
  • 2016Prix Jeune Chercheur de la Société de Biologie Cellulaire de France
  • 2017Prix de la Fondation Schlumberger pour l'Éducation et la Recherche
  • 2017Starting grant, Conseil Européen de la Recherche (ERC)
  • 2019Prix Claude Paoletti, CNRS
  • 2019EMBO Young Investigator
  • 2020Médaille de Bronze, CNRS
  • 2021Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller
Close Mathilde Touvier Directrice de recherche à l’Inserm. Directrice de l'Équipe de Recherche en Épidémiologie Nutritionnelle (Eren) au Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques – Bobigny, France.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai si tu seras en bonne santé

L'alimentation est l'un des principaux facteurs influant sur notre état de santé. Certains changements dans les habitudes alimentaires survenus dans les dernières décennies, comme l’augmentation de la consommation de produits ultra-transformés, soulèvent des questions sur leur impact pour la santé humaine au niveau mondial.

Les aliments ultra-transformés sont des aliments ayant subi une ou plusieurs transformations physiques, chimiques, biologiques, ou qui contiennent différents additifs. Nous les retrouvons très souvent dans nos placards ! L’équipe de Mathilde Touvier a contribué à dévoiler un lien entre la consommation de ces aliments et de possibles répercussions négatives sur la santé. Elle cherche maintenant à comprendre comment les différentes facettes des aliments ultra-transformés (leur degré de transformation, les additifs seuls ou en combinaison, les contaminants de l’emballage) affectent la santé humaine à long terme.

Pour étudier les relations entre l’alimentation et la santé, Mathilde Touvier et son équipe suivent de très près les habitudes alimentaires d’un groupe de 171 000 personnes à travers l’étude NutriNet-Santé. Les informations recueillies pour chacune de ces personnes (entre autres la fréquence de consommation des produits, leur marque et leur mode de cuisson) sont complétées par une collecte d’échantillons, tels que l’urine, les fèces et le sang. En utilisant des méthodes d’analyse adaptées, cette étude épidémiologique va permettre de déterminer des corrélations entre différents aspects des aliments ultra-transformés et l’état de santé, en se concentrant particulièrement sur le cancer, l’obésité et les maladies cardiovasculaires. Des études sur des cellules ou des animaux seront réalisées en complément afin d’établir des liens de cause à effet.

Ce programme de recherche sera le premier à aborder cette question de manière aussi complète. Il pourrait avoir des répercussions directes sur les choix des consommateurs, sur l’industrie alimentaire et sur les autorités sanitaires pour orienter le développement des politiques de santé publique.

Le Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française contribuera à ces découvertes en permettant que le matériel informatique, le stockage de données et les locaux de travail de l’équipe soient adaptés à leurs besoins.

Membres de l’équipe

Cédric Agaesse - diététicien
Marie Ajanohun
Julien Allegre - ingénieur d'études          
Benjamin Allès - chargé de recherche Inrae 
Valentina Andreeva - maître de conférences USPN
Nathalie Arnault - ingénieure d'études Inserm
Julia Baudry - chargé de recherche Inrae
Alice Bellicha - maître de conférences USPN
Florine Berthy
Juliette Bigey - Inrae transfert
Jacques Blacher - PU-PH       
Laurent Bourhis - ingénieur d'études Inrae
Joséphine Brunin - doctorante
Maria Clotilde Carra - chercheuse post-doctorante
Stéphanie Chardon - secrétaire générale du CRESS
Hélène Charreire - maître de conférences UP12
Eloi Chazelas - doctorant
Emmanuel Cosson - PU-PH
Charlotte Debras - doctorante
Noémie Demare - doctorante
Nicolas Dechamp - ingénieur d'études Inrae
Alexandre De-Sa - diététicien     
Valérie Deschamps - enseignante chercheuse ESEN        
Mélanie Deschasaux - chargée de recherche Inserm       
Astan Doumbia               
Amal El Kahlaoui            
Younes Esseddik - ingénieur de recherche Inserm           
Khaled Ezzedine - PU-PH             
Thierry Feuillet - maître de conférences UP8     
Léopold Fezeu - maître de conférences USPN    
Morgane Fialon - doctorante     
Pilar Galan - directrice de recherche Inrae          
Regis Gatibelza - assistant ingénieur Inserm       
Julie Ginhac - Inrae transfert      
Maria Gomes    
Marie Guion - doctorante           
Serge Hercberg - PU-PH Emérite USPN  
Chantal Julia - PU-PH USPN        
Emmanuelle Kesse-Guyot - directrice de recherche Inrae            
Junko Kose - doctorante             
Merveille Kouam            
Rebecca Lutchia
Jagatjit Mohinder – ingénieur d’études Inserm
Rizvane Mougamadou
Jean-Michel Oppert - PU-PH      
Anna Palomar - doctorante
Indira Paz - doctorante 
Nathalie Druesne-Pecollo – ingénieur de recherche INRAE
Sandrine Péneau - maître de conférences USPN
Philippe Ravaud - directeur du CRESS    
Pauline Rebouillat - doctorante
Anouk Reuze - doctorante
Margaux Robert - doctorante    
Marie-Françoise Rolland-Cachera - Honoraire USPN       
Benoit Salanave - enseignant chercheur ESEN
Barthélémy Sarda
Laury Sellem - chercheur post-doctorant
Bernard Srour - chercheur post-doctorant
Fabien Szabo – ingénieur de recherche CNAM
Aladi Timera
Thi Hong Van Duong           
Charlotte Verdot - enseignante chercheuse ESEN
Gaelle Wendeu-Foyet - chercheur post-doctorant
Laurent Zelek - PU-PH   

 

Pour toutes les photographies : (c) Alexandre Darmon / Art in Research.

 

Mathilde Touvier

Marine Touvier est ingénieure agronome spécialisée en nutrition humaine. Après un doctorat en épidémiologie soutenu à Nancy en 2006 et deux stages post-doctoraux, elle devient chercheuse à l’Inserm en 2010, dans l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) à Bobigny.

L’équipe EREN, qu’elle dirige depuis 2018, est la seule équipe de recherche en France entièrement dédiée à l’épidémiologie de la nutrition et la santé, et c’est l’une des seules au niveau mondial. L‘objectif de l’équipe est d’étudier le lien entre la nutrition et la santé, les mécanismes qui sous-tendent ces liens, et de comprendre ce qui détermine les comportements alimentaires. Ces études sont notamment possibles grâce à la cohorte NutriNet-Santé, coordonnée et suivie par l’équipe depuis 2009.  

Tout au long de sa carrière, Mathilde Touvier est sollicitée en temps qu’experte en matière d’épidémiologie nutritionnelle pour de nombreux organismes français et internationaux. Elle est également impliquée dans la coordination du Réseau National Alimentation Cancer Recherche (NACRe) et vient d’être élue pour représenter la France au Conseil Scientifique du Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) de l’OMS.

  • 2006Doctorat à l’Université Nancy-I (actuellement Université de Lorraine), Nancy, France
  • 2008Post-doctorat dans le laboratoire du Professeur Serge Hercberg, Equipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN), Bobigny, France
  • 2010Post-doctorat dans le laboratoire du World Cancer Research Fund International, Imperial College London, Londres, Royaume Uni
  • 2010Chargée de recherche Inserm et coordinatrice du groupe de recherche Nutrition et cancer au sein de l’EREN, Université Sorbonne Paris Nord, Bobigny, France
  • 2013Prix de recherche de la Société Française de Nutrition
  • 2018Directrice de l’équipe EREN (Inserm/Inrae/Cnam/Université Sorbonne Paris Nord) et investigatrice principale de la cohorte NutriNet-Santé, Bobigny, France
  • 2019Prix de recherche de l’Inserm
  • 2019Consolidator grant, Conseil Européen de la Recherche (ERC)
  • 2021Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller
Close Mounia Lagha Directrice de recherche au CNRS. Cheffe de l’équipe « Régulation de la transcription au cours du développement » à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier - Montpellier, France.

L’expression des gènes au cours du développement : être au bon endroit au bon moment

Lors du développement embryonnaire, une coordination parfaite est nécessaire pour un bon positionnement des tissus et des organes. Cette coordination est souvent attribuée à l’expression des gènes à un moment précis : le moment venu, un gène doit être transcrit en ARN messager, puis traduit en protéine. Mais Mounia Lagha pense que cela ne suffit pas à expliquer la complexité fascinante du développement. Avec son équipe, elle s’apprête à ajouter une nouvelle variable à l’équation : l’endroit dans la cellule où se déroule la production des protéines.

Dans son laboratoire à Montpellier, Mounia Lagha utilise la drosophile pour étudier l’expression des gènes au cours des premières heures du développement. A ce stade, la structure de l’embryon est très simple (une seule couche de noyaux) et son développement est si rapide qu’il est possible de suivre en temps réel l’expression génétique dans un organisme entier et vivant.

Le prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française permettra à son équipe d’utiliser un microscope de dernière génération (à feuille de lumière) dont la technologie permet de visualiser, en temps réel et au niveau de la molécule unique, les ARN messagers et les protéines nouvellement synthétisées dans un embryon vivant. De plus, cette technique leur permettra de connaitre l’endroit dans la cellule où certains ARN messagers sont préférentiellement traduits en protéines, et ainsi démontrer comment non seulement le temps mais aussi l’endroit de la traduction est important pour le développement harmonieux d’un embryon.

 

Membres de l’équipe

Maria Douaihy – doctorante
Jeremy Dufourt – chargé de recherche CNRS
Antonio Trullo – ingénieur de recherche CNRS
Morgane Verbrugghe – ingénieur d’études
Louise Maillard – doctorante
Virginia Pimmett – chercheur post-doctorant
Maelle Bellec – doctorante

 

Pour toutes les photographies : (c) Alexandre Darmon / Art in Research.

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Mounia Lagha

Mounia Lagha est ingénieure agronome, spécialisée dans la régulation transcriptionnelle et le développement. Pendant sa thèse à l’Institut Pasteur à Paris, elle étudie le développement du muscle de la souris. C’est lors de son post-doctorat à l’Université de Berkeley, où elle déménage en 2010 pour travailler sur la polymérase II, l’enzyme qui assure la transcription des gènes, qu’elle adopte l’embryon de drosophile comme modèle d’étude. Elle devient cheffe d’équipe en 2015, au sein de l’Institut de génétique moléculaire à Montpellier.

Dans son laboratoire « Régulation de l’Expression des Gènes au Cours du Développement », elle met au point des techniques sophistiquées pour observer et quantifier la transcription et la traduction des gènes clés du patron de développement des embryons de drosophile. Ces techniques permettent d’étudier des évènements de l’ordre de la seconde, et de comprendre l’identité de chaque cellule dans ce processus fascinant et complexe.

  • 2008Doctorat à l’Université Paris VII, Institut Pasteur, Paris
  • 2008Post-doctorat dans le laboratoire du Professeur Margaret Buckingham à l’Institut Pasteur, Paris, France
  • 2010Post-doctorat dans le laboratoire du Professeur Michael Levine à l’Université de Berkeley, Etats Unis
  • 2014Dotation du programme ATIP-Avenir
  • 2014Prix Claude Paoletti, CNRS
  • 2015Starting grant, Conseil Européen de la Recherche (ERC)
  • 2015Career Development Award (HFSP)
  • 2016Médaille de Bronze du CNRS
  • 2021Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française, Fondation Bettencourt Schueller