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Chantiers-Passerelles

« Donner un nouveau souffle au travail d'intérêt général »

Promouvoir des peines plus humaines et plus efficaces que l’incarcération

Le système pénal et carcéral français connaît aujourd’hui de nombreuses difficultés : les établissements pénitentiaires français sont surpeuplés, les personnes détenues y vivent dans des conditions difficiles, le coût est malgré tout très élevé pour la collectivité. De plus, la prison assure mal sa mission de réinsertion. Certains détenus sortent plus cassés et désocialisés qu'à l'entrée. Les statistiques sont inquiétantes : 63 % des personnes qui sortent de prison sans accompagnement ni aménagement de peine sont recondamnées dans les cinq ans qui suivent.

Pour améliorer l’insertion professionnelle et sociale des personnes condamnées et mieux prévenir la récidive, l’association Chantiers-Passerelles s’est fixée comme objectif de promouvoir des alternatives plus humaines et plus efficaces à la prison, notamment pour les courtes peines.  Le travail d’intérêt général en est une.

Le Travail d’Intérêt Général, un  tremplin pour l’insertion professionnelle

Peine alternative à l'incarcération, le travail d’intérêt général consiste en un travail non rémunéré au sein d'une association, d'une collectivité ou d'un établissement public. Cette sanction est souvent l’occasion pour la personne condamnée de retrouver des horaires, du lien social, une place dans la société et de découvrir un métier. Elle est un formidable tremplin pour l’insertion professionnelle.

Aujourd’hui cette peine, prévue par la loi; semble faire consensus et donne de meilleurs résultats que la prison en matière de prévention de la récidive. Cependant, malgré ses nombreux avantages, son utilisation reste faible en raison de nombreux freins : peur, manque de débouchés, méconnaissance du dispositif...

L’association Chantiers-Passerelles souhaite valoriser cette peine auprès de différentes cibles (structures qui pourraient accueillir des travaux d'intérêt général, tribunaux...) et inciter plus d’acteurs à y prendre part. Pour cela plusieurs actions seront menées : création d’une plateforme numérique, annuaire des postes, formation des acteurs, sensibilisation du grand public…

La Fondation a souhaité soutenir ce projet qui correspond à sa volonté d'encourager la réinsertion des jeunes exposés à la délinquance, mais également de promouvoir une justice plus constructive, qui favorise la prise de conscience et l'insertion de la personne condamnée pour, qu'une fois sa peine terminée, elle puisse retrouver sa place de citoyen et d'acteur de la société.

 

Mon TIG ne s’est pas résumé à ‘‘Je suis venu, ils m’ont puni et je suis reparti. Ils m’ont appris plein de choses, ils m’ont appris des bases. Il faut changer l’image du TIG où les gens pensent qu’on les met au cachot. Le TIG, je ne l’ai pas pris comme une punition, je l’ai pris comme quelque chose qui m’a remis dans le droit chemin

Aziz Mehenna, anciennement tigiste chez Chaumont Habitat

 

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