Raphaël
Scharfmann

Centre de Recherche Croissance et Signalisation, Institut Cochin (Inserm) à Paris

Prix Bettencourt Coups d’élan pour la recherche française - 2012

En synergie pour traiter le diabète

Chercheurs en biologie du développement, en génétique, en immunologie et en métabolisme se rassemblent à l’Institut Cochin pour vaincre le diabète.

Proposer de nouvelles thérapies pour les différents types de diabètes est un défi complexe, qui requiert une recherche interdisciplinaire. Le projet soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller consiste à réhabiliter les locaux du bâtiment Cassini de l’Institut Cochin. Plusieurs équipes de spécialistes de la maladie y sont rassemblées au sein du département Endocrinologie, métabolisme et diabète.

Des équipes cliniques et des experts de l’immunologie du diabète, de son métabolisme et de sa régulation génétique travailleront en synergie avec l’équipe de Raphaël Scharfmann. Celle-ci concentre ses recherches sur le contrôle environnemental et intercellulaire du développement des cellules bêta pancréatiques, les sécrétrices de l’insuline.

Ce département est le premier de l’Institut Cochin à former un véritable continuum de la recherche fondamentale jusqu’aux soins des patients. Les chercheurs œuvrent à déchiffrer les mécanismes moléculaires et cellulaires de prolifération, de mort et de régénération des cellules bêta pancréatiques. Si les immunologistes sont avant tout en mesure de répondre aux questions concernant la destruction, la régénération et la protection de ces cellules, l’équipe de Raphaël Scharfmann aborde la question au niveau de leur développement. Raphaël Scharfmann espère un jour produire des cellules bêta à partir de cellules souches embryonnaires et proposer de nouveaux traitements aux différents types de diabètes existants.

http://cochin.inserm.fr

 

RaphaëlScharfmann

Raphaël Scharfmann étudie le développement des cellules bêta pancréatiques depuis les années 1990. Parmi ses avancées, on pourra noter la création de la première lignée de cellules bêta pancréatiques humaines capables de sécréter de l’insuline. Cet outil très précieux offre aux chercheurs la possibilité de réaliser de nombreuses expériences in vitro directement sur des cellules humaines en accélérant ainsi le développement d’applications cliniques potentielles. Les recherches de l’équipe ont récemment permis d’identifier la cause moléculaire d’une forme spécifique de diabète néonatal. Une nette amélioration de la qualité de vie des nouveau-nés qui en sont atteints s’en est suivie, puisqu’un traitement par voie orale a remplacé les injections d’insuline.


raphael.scharfmann@inserm.fr

  • 1989Doctorat, Université Paris Diderot
  • 1989-1991Post-doctorat au Salk Institute, La Jolla, Californie (Etats-Unis)
  • 1992-1995Chargé de recherche de 2ème classe à l’Inserm, hôpital Robert Debré, Paris
  • 1995Prix de la Société française d’endocrinologie
  • 1996-1999Chargé de recherche de 1ère classe à l’Inserm, hôpital Robert Debré, Paris
  • 1997-2006Chef d’équipe, laboratoire Inserm, hôpital Robert Debré, Paris
  • 1999Prix Minkowski pour la recherche européenne dans le domaine du diabète
  • 1999Prix Apollinaire Bouchardat pour la recherche en diabétologie
  • 1999Habilitation à diriger des recherches, Université Paris Diderot
  • 1999-2003Directeur de recherche de 2ème classe à l’Inserm, faculté Necker, Paris
  • 2003Prix de l’European Society for Clinical Investigation
  • 2003-2013Chef d’équipe, laboratoire Inserm, faculté Necker, Paris
  • Depuis 2004Directeur de recherche de 1ère classe à l’Inserm, faculté Necker, Paris
  • 2010Prix de l’Académie nationale de médecine
  • 2012Prix Coup d’élan pour la recherche française
  • Depuis 2014Chef d’équipe Contrôle du pancréas endocrine à l’Institut Cochin, Paris