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Lionel
Navarro

Docteur en sciences

Dotation du programme ATIP-Avenir - 2009

Lorsque l’ARN combat les infections bactériennes

Lionel Navarro cherche à comprendre les mécanismes déclenchés par les plantes lorsqu’elles sont confrontées à une infection bactérienne. Le processus fonctionne à l’aide de petits ARNs, et pourrait bien se révéler plus universel qu’on ne le croit.

Loin du dogme « un ARN = une protéine », les petits ARN impliqués dans le « gene silencing » (ou l’interférence à l’ARN), processus de régulation de l’expression des gènes, ne sont véritablement connus de la communauté scientifique que depuis une vingtaine d’années. Ils sont impliqués dans divers processus du développement des organismes jusqu’à la régulation du système immunitaire inné.

C’est à cette dernière fonction que Lionel Navarro s’intéresse. Ses recherches menées auprès d’Olivier Voinnet, pionnier du domaine soutenu par la Fondation, lui ont permis de contribuer aux découvertes concernant la fonction antivirale des microARN.  Il explore à présent la facette antibactérienne de l’immunité végétale innée.
Il a ainsi été accompagné par la Fondation pour la création de sa propre équipe de recherche à l’Institut de biologie de l’Ecole normale supérieure à Paris, pour poursuivre deux grands axes de recherche.

Le premier tente d’élucider comment les bactéries empêchent la réponse de l’interférence à l’ARN, afin de pouvoir infecter les cellules-hôtes sans être inquiétées par cette ligne de défense. Les mécanismes moléculaires doivent d’abord être identifiés chez des pathogènes végétaux qui infectent la petite plante annuelle Arabidopsis thaliana. Le groupe souhaite ensuite en traquer les équivalents chez les bactéries qui infectent l’être humain.

Le second axe s’intéresse à la contre-attaque des plantes : si les bactéries suppriment leur système de défense par l’interférence à l’ARN, comment réagissent-elles pour se protéger ?

Cette fascinante recherche fondamentale est susceptible de porter très vite ses fruits dans les domaines de la biotechnologie, de l’agriculture et de la médecine.

 

Lionel Navarro

Lionel Navarro effectue sa thèse au sein du même institut qu’Olivier Voinnet quelques années auparavant. Sous l’égide du Dr Jonathan Jones, il se forme aux approches génétiques et moléculaires pour étudier la résistance aux maladies chez les plantes. L’une des publications issues de ses travaux de thèse de doctorat a été mentionnée par High Impact comme faisant partie des 1 % d’articles scientifiques les plus influents en physiologie végétale.

Lors de son retour en France, c’est tout naturellement auprès d’Olivier Voinnet qu’il entreprend son post-doctorat. A l’Institut de biologie moléculaire des plantes de Strasbourg, il participe à l’élucidation d’importants mécanismes d’immunité gérés par des microARN.


Soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller, il crée en 2010 sa propre équipe à l’Institut de biologie de l’Ecole normale supérieure de Paris. Avec celle-ci, il explore les mécanismes qui permettent aux plantes de combattre les infections bactériennes par le biais de microARN, et ceux que les bactéries utilisent pour y échapper.


lionel.navarro@ens.fr


 


 


 

  • 2001-2005Doctorat en sciences, laboratoire du Dr Jonathan Jones, Sainsbury Laboratory, John Innes Centre, Norwich (Royaume-Uni)
  • 2005-2009Post-doctorat, laboratoire du Dr Olivier Voinnet, Institut de biologie moléculaire des plantes, Strasbourg
  • 2007Irene Manton Prize pour la meilleure thèse en botanique au Royaume-Uni, Linnean Society of London
  • 2009 Lauréat du programme ATIP-Avenir du CNRS et de l’Inserm en partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller
  • 2010Chargé de recherche de 1ère classe au CNRS
  • 2014Lauréat de l'EMBO Young Investigator Programme (organisation européenne de biologie moléculaire)