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Distinction 2008 : Marie-Hélène
Guelton
Artiste textile, pour son uvre, Kimono " Palawan " |
Nourries de nombreux voyages, de ses études ethnographiques
et techniques,
les créations textiles de Marie-Hélène Guelton
condensent savoirs, savoir-faire et expérimentations. En autodidacte,
elle explore depuis les années 1980 le potentiel
des procédés de teintures à réserve: "
au début j'enroulais mes tissus sur des tubes, des cordes,
des manches de pioche et autres supports sans savoir que ce type de
teinture existait en Asie ". Pour l'exposition " L'Abaca
en uvre " en 2003, elle réalise pour la première
fois un panneau en soie et fibres d'ananas qui sera à l'origine
du kimono " Palawan ", du nom d'une île des Philippines
(acquisition du Musée des Tissus de Lyon. |
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La forme épurée du kimono s'est très vite imposée
comme " une surface picturale en soi ". Pour le réaliser,
l'artiste a développé une technique toute personnelle
dérivée du procédé arashi shibori. "
Le kimono a été élaboré à partir
de trente-quatre modules textiles assemblés à la main
et à la machine qui permettent de composer le vêtement
en transparences et en opacités ".
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Chaque module
est plié, enroulé sur un tube crénelé,
ligaturé à l'aide d'un fil dans chaque crénelure,
puis teint en une couleur. " C'est dans la contrainte d'une seule
couleur qu'apparaît
une plus grande liberté d'expression ". Une fois déroulés,
les plis des tissus révèlent un réseau
de stries très graphiques à la surface de l'étoffe.
Le plissé permanent imprimé dans la fibre lors de la
teinture, le graphisme et la couleur apparaissent alors selon un "
hasard maîtrisé ".
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