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Au lycée d'enseignement professionnel, primaient le geste juste, la confiance en soi et l'exigence. « A l'Ecole Boulle, cette dernière a été multipliée par dix ! ». De fait, « quand on met tout en œuvre dans ses mains et sa tête pour donner forme et subtilité à la matière, elle vous le rend ».
Ludovic Avenel comprend aussi qu'un ébéniste est un artisan soucieux des autres.
Dans l'œuvre primée, « Empreinte », il fait rivaliser la copie d'une commode de style « art déco » constituée de matériaux rares, comme l'ébène et le galuchat - peau de raie dont on gaine depuis le XVIIIe siècle les objets précieux - avec une interprétation personnelle du meuble.
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La forme est identique mais les matériaux très modestes. Carton, aluminium, poudre de cailloux, caoutchouc vont pourtant accéder à la même dimension esthétique que la copie de style.
Aux techniques traditionnelles de l'ébénisterie, à la pratique du détournement, Ludovic Avenel se plaît à ajouter une dimension transculturelle : ainsi, ces tiroirs en acajou et aluminium, conçus d'une seule pièce, selon l'art du pliage japonais, l'origami, ou ces assemblages dont la découpe imite le rythme de la vague.
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Si le jeune ébéniste, au cœur des préoccupations de son temps, transgresse parfois les savoirs et les conventions, c'est parce qu'il cherche à réconcilier dans son travail deux approches qu'il juge complémentaires : celles du design et de la réalisation artisanale. Il souhaite les mener de front afin de faire évoluer sa pratique. Il a tous les atouts pour y parvenir.
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Voir la distinction 2007 |
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