Jean Strazzeri
Jean Strazzeri et l'œuvre primée
Distinction 2003 : Jean Strazzeri, gantier, pour une paire de gants
d’opéra en chevreau glacé
Pour façonner cette paire de gants, imaginés pour une soirée à l’Opéra, Jean Strazzeri a créé des finitions et des points de broderie tout à fait nouveaux.
Réalisés en chevreau - la peau la plus fine - doublés de soie, ils évoquent l’univers musical par le dessin de notes de musique délicatement stylisées, brodées à la main avec des lacets de cuir. " J’ai découvert le point avec lequel j’ai réalisé les notes de musique un peu par hasard. J’ai dû ensuite le démonter pour mieux le comprendre ! " explique-t-il. Harmonie des couleurs, dessin d’un cœur qui se loge dans la courbe du pouce, sont autant de détails qui ont valu au travail de Jean Strazzeri d’être distingué par le jury.
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Le matériel : des ciseaux, des calibres, un emporte-pièce, une main de fer chauffante pour lisser le cuir Le matériel est semblable à celui utilisé au 19ème siècle : des ciseaux, des calibres, un emporte-pièce, une main de fer chauffante pour lisser le cuir….Dans la ganterie, comme dans tout artisanat de luxe, la main et le savoir-faire l’emportent sur la machine. "

" Cela ne se voit pas mais un gant est fait de 22 pièces à assembler ", explique Jean Strazzeri.
Celle qui est destinée au pouce, se coupe et se coud à part.
D’autres, quasiment invisibles lorsque le gant est terminé, sont le plus qui donne à l’ouvrage quelque chose d’exceptionnel.
Autrefois, chaque étape " appartenait " à une seule personne spécialisée dans cette tâche. Aujourd’hui, Jean Strazzeri réalise toutes les phases de cette confection sur-mesure, du triage des peaux à la coupe, de l’assortiment des couleurs aux finitions et confie " Je me sens satisfait lorsque je sais que j’ai respecté la matière et que je l’ai rendue vivante ". Paire de gants d'opéra
Paire de gants d'opéra en chevreau glacé
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Dans sa maison-atelier de Fontaine, en Isère, Jean Strazzeri perpétue la tradition de Grenoble qui fut durant le 19ème siècle, tout comme Millau, la capitale du gant et celle des deux prestigieuses ganteries qui le précédèrent, les maisons Lesdiguières et Barnier.

" Dans le cuir " depuis l’âge de 14 ans, cet homme passionné a vécu toutes les étapes de son métier, a tout appris de son prédécesseur et ancien patron. Il a pris naturellement sa suite dans les années 80 et d’ailleurs, rien a vraiment changé dans le calme atelier.