![]() Jean Strazzeri et l'uvre primée |
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Le
matériel est semblable à celui utilisé au 19ème
siècle : des ciseaux, des calibres, un emporte-pièce, une
main de fer chauffante pour lisser le cuir
.Dans la ganterie, comme
dans tout artisanat de luxe, la main et le savoir-faire lemportent
sur la machine. " " Cela ne se voit pas mais un gant est fait de 22 pièces à assembler ", explique Jean Strazzeri. Celle qui est destinée au pouce, se coupe et se coud à part. Dautres, quasiment invisibles lorsque le gant est terminé, sont le plus qui donne à louvrage quelque chose dexceptionnel. |
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| Autrefois, chaque étape " appartenait " à une seule personne spécialisée dans cette tâche. Aujourdhui, Jean Strazzeri réalise toutes les phases de cette confection sur-mesure, du triage des peaux à la coupe, de lassortiment des couleurs aux finitions et confie " Je me sens satisfait lorsque je sais que jai respecté la matière et que je lai rendue vivante ". | ![]() Paire de gants d'opéra en chevreau glacé |
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| Dans
sa maison-atelier de Fontaine, en Isère, Jean Strazzeri perpétue
la tradition de Grenoble qui fut durant le 19ème siècle,
tout comme Millau, la capitale du gant et celle des deux prestigieuses
ganteries qui le précédèrent, les maisons Lesdiguières
et Barnier. |
| " Dans le cuir " depuis lâge de 14 ans, cet homme passionné a vécu toutes les étapes de son métier, a tout appris de son prédécesseur et ancien patron. Il a pris naturellement sa suite dans les années 80 et dailleurs, rien a vraiment changé dans le calme atelier. |